Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Zidane Enzo


16 ans - Attaquant au Réal Madrid - International espagnol ?


.

Enzo est le fils de… En début d’année scolaire, quand la maîtresse demandait la profession de ses parents, le petit Enzo répondait, impassible : « Mon papa à moi, il est footballeur professionnel. C’est le joueur qui a marqué deux buts en finale de la coupe du monde… ! » Comment ça devait leur clouer leur caquet aux camarades de classe. Et tu me croiras si tu veux, ami internaute, mais ce garçon, sans que son père ne cherche aucunement à l’influencer, a choisi de jouer au… au… (un peu d’imagination, crotte !) au football. Ne rigole pas, je connais des enfants de tennismen qui sont devenus basketteurs. On est parfois trahi par sa descendance. La célèbre psychanalyste Françoise Dolto (qui en connaissait un rayon en matière d’éducation) a vu son fils, Carlos, devenir un désopilant chanteur accoutré de chemises polynésiennes.


Zinédine Zidane : "L'important, c'est qu'il prenne du plaisir."

Enzo est donc, ce qu’on appelle communément, un « fils à papa ». Mais à la différence de certains chérubins d’artistes qui accèdent précipitamment à la notoriété ou de morveux d’hommes politiques qui se voient proposer des postes ne correspondants aucunement à leurs compétences (non, non, je ne vise personne en particulier), le fils de footballeur ne peut pas faire illusion bien longtemps. Il doit faire ses preuves. En matière de sport, soit tu as le niveau soit… tu n’as pas le niveau.

Or, tout porte à croire que le jeune Enzo est doué. Imaginons, juste un instant, pour se poiler un peu, que le fiston du grandissime Zidane soit gauche, d’une maladresse crasse, genre deux pieds carrés. On serait en droit de s’interroger sur la cohérence de dame nature ou de faire un procès à sa mère (la mère d’Enzo pas la mère de dame nature plus connue sous le nom de grand-mère nature, pfouuu voilà, je dérape, c’est dommage parce jusqu’à présent ce portrait faisait preuve d’une exemplaire tenue).

Au sujet de son rejeton, Zinédine a déclaré : « Le fait qu'il porte ce nom, on parle beaucoup de lui. L'important, c'est qu'il prenne du plaisir. Après, s'il a la chance d'en faire son métier, ce sera génial pour lui et pour son papa. » Le problème de Zidane junior, c’est que, quoiqu’il fasse, il sera inévitablement comparé à son géniteur. Et il faut reconnaître que son paternel, ce prétentieux, a mis la barre sacrément haute. Même s’il devient un très bon joueur, le gamin risque fort de ne pas atteindre pareille excellence. Chez les Zidane l’ascenseur social (à l’instar de ce qui se passe dans le reste de la société) risque d’être en panne.

Une chose est sûre, l’héritier serait bien inspiré d’être un compétiteur né, c’est dire un garçon dévoré par l’ambition. En effet, son père ayant amassé suffisamment de pognon pour faire vivre trois générations de Zidane, ce n’est pas l’appât du gain qui le poussera au fondement.

Reste la question épineuse de l’équipe nationale. Enzo ayant grandi en Espagne (ce n’est pas de sa faute), il a la double nationalité franco-espagnole (personne n’est parfait). Pour l’instant, il est international ibérique (que dieu lui pardonne !). Mais tout le monde (pas trop ma mère) se questionne sur le choix qu’il fera (avec son Zidane de père) entre les deux maillots, à l’âge adulte (s’il est sélectionné).

S’ils avaient l’effronterie, le toupet et l’outrecuidance de choisir les couleurs de ces tapas d’espingouins bouffeurs de paella, j’aime autant te dire que plus jamais, tu m’entends, plus jamais de ma vie, je n’adresserai la parole à Zinédine.