Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Un Brésil plein d’avenir


Ça n’est peut-être qu’une énième génération dorée, mais enfin elle vaut le coup d’œil. Ce Brésil devenu champion du Monde samedi soir face au Portugal lors de la prolongation (3-2) est une équipe d’avenir.


Ney Franco, son entraîneur, a montré qu’il était aussi possible de parler de rigueur dans le « jogo bonito ».

Car si le Brésil reste le Brésil (les grigris de Dudu ou les gestes techniques du meilleur joueur du tournoi, Henrique), sa propension à porter très vite le ballon haut a, cette fois, été revue à la baisse. La rigueur défensive a donc empiété sur le jeu habituellement dansant des Brésiliens, au grand dam des Portugais qui n’ont pu retourner la situation en leur faveur alors que tout semblait possible.

Cette Coupe du Monde des -20 ans restera donc comme celle qui nous aura permis de voir des talents comme Hernandez (Mexique), Rodriguez (Colombie), Canales (Espagne), Fofana (France), Henrique et Oscar (Brésil), Mika et Nelson Oliveira (Portugal)… Elle aura aussi offert au monde entier une toute autre image de la Colombie, pays qui solde aujourd’hui cette guerre entamée voilà vingt ans contre les Cartels de drogue. La Colombie est réellement un pays d’avenir, footballistiquement et économiquement parlant.

Tout au long de ce mois, j’ai pu voir combien le football tenait une place très importante dans l’évolution de ce pays.

Leur avoir confié l’organisation de ce Mondial et constater combien le pays est capable de prendre en mains avec talent ce type d’organisation est un gage pour l’avenir. D’ailleurs vendredi, le Président Blatter lors d’une conférence de presse en forme de bilan à l’hôtel JW Marriott n’a pas caché son enthousiasme devant le travail accompli. La Colombie peut donc déjà penser à 2026…

Par ailleurs, le chemin des petits gars de Francis Smerecki n’est pas déshonorant même s’il laisse comme un goût d’inachevé. Cette France des Lacazette, Kakuta, Sunu, Griezmann pouvait faire beaucoup mieux. On attendra maintenant de voir comment cette génération 91 se comportera lorsque la France fera appel à elle à l’étage supérieur.