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Top 5 derbys Saint-Etienne - Lyon


La rivalité entre les populos de Sainté et les bourgeois de la capitale des Gaules est séculaire. Bien plus que 62 kilomètres séparent les voisins qui se croiseront encore deux fois cette semaine, mercredi et samedi, les 102e et 103e derbys du nom.


25 septembre 2010 : OL – ASSE : 0-1

Le 100e. Première victoire de Saint-Etienne dans le derby depuis plus de 16 ans, le 6 avril 1994 et 21 rencontres. Les buteurs se nommaient alors Despeyroux et Mendy. Un retour aux affaires des Verts, à Gerland, qui se présentent en leader du championnat. Payet les libère d'un maître coup franc au cours d'un match dominé par les Lyonnais. Sur fond de crise et de fronde anti-Puel qui commence à s'ancrer, Aulas dégaine le mégaphone devant les supporters. Il leur rappelle qui si Saint-Etienne est à ce moment en tête et eux au fond du gouffre, c'est bien Lyon qui jouera en Ligue des Champions la semaine d'après. Et que les Stéphanois continueront de la jouer à la Playstation. Tour de passe-passe réussi puisque le message se diffuse, le président reprend la main et Lyon ira bien en Ligue des Champions. Grâce notamment à une victoire 4-1 au retour à Geoffroy-Guichard, le 12 février 2011, où il sera également également de Playstation. Qui fait « tic-tac », cette fois, et d'une modestie toute relative de JMA pour savourer son triomphe.


30 avril 2006 : OL – ASSE 4-0

Top 5 derbys Saint-Etienne - Lyon
Match du titre. L'humiliation suprême pour le peuple vert. La consécration pour les Gones. 36 e journée de Ligue 1. Lyon étrille le voisin, décroche les trois points et le compte pour la timballe. Cinquième titre consécutif, avènement de l'ère Aulas, dépôt de poussière sur l'ancien record stéphanois, quatre titres de 67 à 70. Buts de Hellebuyck contre son camp, Fred, Juninho sur penalty et de Pédretti en fin de match, qui a supléé le stratège brésilien.

5 octobre 1969 : OL-ASSE 1-7

Foutebol © DURIS Guillaume - Fotolia.com
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Saint-Etienne est au sommet. Lyon vivote en D1. L'écart est flagrant. A Gerland, les hommes d'Albert Batteux viennent donner une leçon dans ce qu'ils considèrent comme leur banlieue en matière de football. Doublé de la panthère Salif Keïta en deux minutes, quatre buts en six minutes si on ajoute les réalisations de Larqué et Polny. Revelli et Ravanello contre son camp complètent la marque. André Perrin, en fin de match sauve l'honneur. Du moins ce qu'il en reste. Le 15 mars 1970, pour le match retour, les Stéphanois passent encore un 6-0 aux Gones, pour ce qui reste le plus gros écart en derby, avec le 6-0 du 25 octobre 1964, également en faveur de l'ASSE.

12 février 1967 : OL-ASSE 2-0

L'affaire de la carotte. La tortue lyonnaise court après le lièvre stéphanois, qui sprinte vers son deuxième titre consécutif. Le match a lieu sur terrain neutre, à Annecy, pour le compte d'un 16e de finale de Coupe de France. Lyon l'emporte 2-0 grâce au « Petit Prince de Gerland », délocalisé pour l'occasion, Fleury Di Nallo et l'Argentin Angel Rambert. Jean Snella, le coach stéphanois l'a mauvaise. Il estime que ses adversaires « ont joué la carotte » se contentant de gérer le socre. Mauvais perdant le Jeannot. Mais fin psychologue. L'affaire déchaîne le passions, exacerbe la rivalité et l'imagination. Les supporters de Lyon montent à Geoffroy-Guichard avec des bottes de carotte et les balancent notamment sur Georges Beretta. L'artilleur en déguste une sous leur nez et participe à la victoire des Stéphanois qui râpent leurs adversaires 2-1 en guise de vengeance.

23 décembre 1945 : ASSE - OL : 4-0

Le premier de l'histoire, même si les statistiques ne retiennent pas ces deux oppositions de la saison 45-46, le championnat réunifié d'après-guerre. Le premier relevé par les statistiques est daté du 28 octobre 1951 pour une victoire lyonnaise 4-2. En 1945 toutefois, on note que les Verts l'emportent largement puis vont faire match nul le 26 mai de l'année suivante en terre ennemie (3-3). On en est aujourd'hui à 101 derbies disputés (ou 103 si l'ont retient les deux premiers non réportoriés). 50 à Geoffroy-Guichard, 50 à Gerland et un sur terrain neutre pour 39 victoires stéphanoises, 30 matches nuls (dont seulement neuf 0-0) et 32 victoires lyonnaises.