Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Top 5 : Soccer vs Foutebol, portrait de 5 joueurs US


Après le forfait du capitaine Landon Donovan et le flop Freddy Adu, découverte de 5 autres joueurs Yankees.



5 - Tim Howard : « Je suis une cible facile »

Tim Howard douterait-il de ses capacités de gardien ? Non pas du tout, il souffre du syndrome Gilles de la Tourette depuis son enfance. Merde pas cool. Souvent moqué, raillé, pas facile de grandir dans ces conditions. Encore moins de se faire une place dans des vestiaires remplis de chambreurs. Howard y est arrivé. En plus il n’a pourtant jamais pris de carton rouge pour avoir insulté un arbitre. Merde, pas marrant alors. Ben non, pas marrant car l’homme aux 70 sélections est un sacré bon gars et un sacré bon gardien. Sir Alex himself le recrute en 2003 en provenance des Métro Stars de New-York (devenus depuis les Red Bulls de Titi Henry) pour être le 3^ème gardien derrière Barthez et Carroll. Il ne s’y imposera jamais vraiment. Malgré le départ de Barthez, il joue en alternance avec Carroll. Puis se retrouve remplaçant d’Edwin Van Der Sar. Prêté puis vendu à Everton, c’est dans le deuxième club de Liverpool qu’il va exploser. Titulaire indiscutable, il enchaîne les performances dans les cages des Toffees. Il devient titulaire en sélection pour la coupe des confédérations 2009. Avec Howard dans les barres, les Stripes and Stars se permettent de taper les champions d’Europe espagnols en demies. En finale ils s’inclinent 3-2 face au Brésil, alors qu’ils menaient 2-0 à la mi-temps. Cette année là, il porte Everton en finale de la cup, se permettant de sortir les pénos de Berbatov et Ferdinand en demies contre Man U. Everton finit aussi5ème de Premier League.




4 - Clint Dempsey : rappeur à ses heures perdues

Encore un Yankee qui s’est exilé chez les Anglais. Il rejoint le Fulham de Mohamed Al-Fayed après avoir été le seul buteur Américain à la coupe du monde 2006. Un sacré exploit dans la poule de l’Italie, la République Tchèque et le Ghana. Il sera même
récompensé en fin d’année par le trophée du joueur Américain jouant en sélection nationale. Devant Brian Mc Bride. Il rejoint dans la foulée le club de Sud-Ouest de Londres. Et s’y impose direct. Au milieu ou en 10 il régule le jeu des Cottagers. Sur l’aile droite, Dempsey distribue les caviars à Bobby Zamora. Le buteur Anglais terminera la saison 2010-2011 avec 8 buts en 17 matchs de Ligue Europa. Le plus ancien club de Londres – fondé en 1879 – se hisse en finale et n’échoue qu’en prolongation contre l’Atletico Madrid de Forlan. Occasion manquée d’ajouter une ligne à un palmarès qui ne comprend que les Gold Cup 2005 et 2007. Ah non, il comprend aussi un single, Don’t Tread. Car « Deuce » est aussi rappeur à ses heures perdues.



3 - Carlos Bocanegra : 98 sélections en équipe des Etats-Unis

Ancien coéquipier de Dempsey à Fulham, le défenseur central aux 98 sélections en équipe des Etats-Unis a un peu plus la bougeotte que ses coéquipiers. Après Fulham, il est venu découvrir notre bonne vieille Ligue 1. D’abord à Rennes, puis à Saint-Etienne. Parti cette saison chez les Glasgow Rangers, il laisse en France l’image d’un défenseur solide. Rugueux mais propre, il ne fait pas vagues mais le boulot en défense centrale ou à gauche. Auteur d’un but en finale, il aurait même pu permettre au Stade Rennais de remporter la coupe de France en 2009. Mais un doublé d’Eduardo Ribeiro offre la coupe à Guingamp. Vdm. Vu le début de saison calamiteux du Celtic, les Rangers devraient lui offrir son premier titre en club depuis la MLS 2003.


2 - Oguchi Onyewu : Il ne verra que le banc de touche de San Siro. Ainsi que les poings et pieds d'Ibrahimovic, vexé de s'être fait piquer le ballon à l'entraînement

Si Bocanegra à la bougeotte, Onyewu est un véritable baroudeur. France, Belgique, Angleterre, Italie, Pays-Bas, Portugal, il a joué dans la quasi-totalité des championnats européens majeurs. Peut-être pas par choix mais plutôt par inconstance. Incapable de s’imposer ailleurs qu’au Standard de Liège, il joue 3 matchs à Metz,11 à Newcastle, 1 au Milan AC. Pendant son passage au Milan il fera surtout parler de lui pour sa blessure au genou. Contractée en sélection face au Costa Rica elle fera sortir de ses gonds Adriano Galliani. Onyewu mettra plus d’un an à s’en remettre et ne débutera sa carrière chez les giallorossi que lors de sa 2ème saison. Enfin, pas vraiment. Il ne verra que le banc de touche de San Siro. Ainsi que les poings et pieds d'Ibrahimovic, vexé de s'être fait piquer le ballon à l'entraînement. Il parvient pourtant à péter une côte au géant suédois et prolonger son contrat d’un an en proposant de jouer gratuitement. Il sera finalement envoyé à Twente au mercato d’hiver 2011. Il joue 14 matchs mais le club néerlandais ne lève pas l’option d’achat de la tour de contrôle. Les 196 centimètres de l’Américain sont alors recrutés par le Sporting Portugal. Malgré cette carrière en dents de scie il demeure un joueur important de l’équipe des États-Unis avec 62 sélections en 8 ans.


1 - Michael Bradley : Le genre de mec à connaître son jour de gloire en plantant un but à la bande à Laurent Blanc au stade de France

Mike n’est ni plus ni moins que le fils de l'ancien sélectionneur, Bob Bradley. De là à dire qu’il ne doit sa place en sélection qu’à cette filiation… Ben en fait non, car son père a été remplacé cet été par Jurgen Klinsmann, qui continue à appeler le fils Bradley. C'est qu'il ne doit pas être mauvais le bougre. Et quand on jette un oeil à son parcours, il fait une carrière honorable en Europe. D'abord à Heenrenveen où il signe en 2005 en provenance de New-York. Celui qui joue numéro 10 en club et 6 en sélection, réalise notamment une saison énorme en 2007/2008. Après le départ du buteur brésilien Afonso Alves, il prend en main le jeu du club néerlandais et finit la saison à 15 buts. Dans la foulée il est transféré à Monchengladbach. Confirmant ainsi un goût prononcé pour les clubs aux noms imprononçables. Il y enchaîne trois saisons correctes avant de filer à l'Anglaise en janvier 2011 à Aston Villa. Il y reste 6 mois et 3 matchs avant de signer au Chievo Verone. Bradley a donc le profil parfait du joueur moyen à la carrière correcte mais sans plus. Le genre de mec à connaître son jour de gloire en plantant un but à la bande à Laurent Blanc au stade de France.

NDLR : Comme le match France-US est ce soir, Foutebol publie ce TOP 5 très exceptionnellement un vendredi au lieu du samedi. En même temps, comme ce vendredi est férié, on jurerait que c'est un samedi que c'en est pas croyab' !


William Borel