Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Top 5, Grenouilles - Frites


70 matchs entre les deux équipes. 24 victoires pour les Bleus, 17 matchs nuls et 29 défaites. L’histoire d’amour – ou pas - entre la Belgique et la France remonte à 1904. Si les Bleus sont derrière au bilan, dans les grandes compétitions ils ont toujours triomphé de leurs voisins. Top 5 des affrontements grenouilles vs frites.


5 - 1905 : France 0-7 Belgique

La fessée pour une équipe de France, créée à peine un an auparavant. Et « l’apprentissage du haut niveau » comme aiment tant à le rappeler les joueurs aujourd’hui, ne se fait pas comme ça. Il faut se prendre une ou deux raclées. Et en cette année 1905 les Bleus apprennent bien comme il faut. Le voisin Belge joue le rôle du prof en infligeant un 7-0 à la France au stade du Vivier d’Oie à Bruxelles. Ca devait être champêtre. Pierre Destrebecq plante un triplé. Camille Vanhoorden et Laurent Theunen un doublé chacun. N’en jetez plus la coupe est pleine. Mais le match vaut surtout pour une anecdote. La partie a démarré avec une heure de retard. L’arbitre, John Lewis s’était tout simplement perdu en venant au stade. Champêtre on vous dit. Il a donc pris le sifflet à la 15ème minute de jeu. Le premier ¼ d’heure ayant été arbitré par le futur président de la Fifa, Rodolphe Seeldrayers. Il succède à Jules Rimet en 1954. L’histoire ne dit pas si c’est grâce à sa performance d’arbitre ce jour là.



4 - 1992 : France 3-3 Belgique

« Où va-t-il Basile, où va-t-il Basile ? » se demande encore Jean-Michel Larqué aujourd’hui. Basile c’est Basile Boli. Et il s’en va déposer un centre pour le retourné de Jean-Pierre Papin. Le défenseur central déborde côté droit comme un ailier et met un centre un peu trop en retrait pour l’attaquant de l’OM. Mais avec JPP, un centre trop en arrière est un centre prolongé par un retourné au fond des filets. Et vu qu’une image vaut mieux que mille discours… voici le but.

Sinon c’était un amical au Parc en 1992 qui s’est terminé sur le score de 3-3. Les autres buteurs on s’en souvient même plus. On ne se rappelle du match que pour la Papinade. Mais vu qu’on est des pros on va quand même vous les donner. Philippe Albert ouvre le score pour la Belgique à la 28ème minute. JPP égalise sur penalty à la 40ème. Scifo redonne l’avantage aux Belges à la 44ème sur un nouveau péno concédé par Boli. Pascal Vahirua ramène les 2 équipes à égalité une minute plus tard. 3 buts en 4 minutes et un score de 2-2 à la mi-temps. A la 47ème Wilmots redonne l’avantage à la Belgique. Avouons-le, son but vaut aussi le détour.

Les Bleus poussent jusqu’à la 85ème et sur un débordement de Boli… la suite vous la connaissez.






3 - Euro 1984 : France 5-0 Belgique

En route pour son premier titre international, la France explose la Belgique en poules. A l’époque, y avait encore du spectacle et du monde à la Beaujoire. Devant 51 000 spectateurs, Platini marque son second but de l’Euro dès la 4ème minute. Il en marquera deux autres pour signer un triplé. Après avoir donné la victoire aux Bleus contre le Danemark lors du match d’ouverture, il en est déjà à 4 buts en 2 matchs. Platoche plantera un second triplé, trois jours plus tard contre la Yougoslavie. Le « perfect hat trick », pied gauche, pied droit, tête. Et il finira meilleur buteur et joueur de cet Euro, remportant par la suite le second de ses trois ballons d’or. Voilà pour Platini. Car Alain Giresse et Luis Fernandez y sont aussi allés de leur petit but face aux Belges. Giresse à la 33ème puis Fernandez à la 43ème pour mener tranquillement 3-0 à la mi-temps. Le match était déjà plié, mais le « Brésil d’Europe » et son « Pelé frisé » ne comptaient pas s’arrêter là.








2 - Coupe du Monde 1986 : Match pour la troisième place. France 4-2 (a. p.) Belgique

Avant 1998 et à égalité avec 1958, le meilleur parcours de la France en coupe du monde. Une troisième place décrochée par les Bleus face à nos voisins Belges. Et on a envie de dire que c’était le tarif minimum. Vainqueur de l’euro 1984, l’équipe d’Henri Michel se présente en favori. Elle bat l’Italie en 1/8ème et le Brésil en ¼. Un match que personne à ce jour n’a oublié. Mais en demies on se fait encore taper par les Allemands. Les Belges, eux, ont notamment battu l’URSS et l’Espagne. Henri Michel laisse Platini, qui jouait de toute façon sur une jambe, Giresse et Fernandez sur le banc. On se dit alors qu’il va laisser filer la 3ème place du mondial mexicain. Les remplaçants ont la rage et se sortent les tripes pour aller chercher la breloque en prolongation. Pourtant dès la 11ème minute, Ceulemans dépose Yvon le Roux d’un grand pont et ouvre le score. Ferreri remet les compteurs à zéro en fusillant le gardien de près. Papin donne l’avantage à la France d’un plat du pied droit dans le petit filet juste avant la mi-temps. Nico Claesen égalise à 73ème et offre la prolongation à la Belgique. Mais usés par leur parcours, les belges vont exploser. Des buts de Genghini puis d’Amoros sur penalty, permettent à la France de remporter la médaille de bronze.








1 - 2011 : France 7-0 Belgique

Cette leçon de football a été donnée par l’équipe de France de féminine. En match de préparation pour la coupe du monde en Allemagne, les bleues collent une branlée aux Belges. Elles iront par la suite jusqu’en demi-finale de la coupe du monde, seulement battues par la dream team américaine. Une bonne préparation donc. Surtout pour la Montpelliéraine, Marie-Laure Délie, auteur d’un triplé et qui signait là ses 19, 20 et 21ème buts en 20 sélections. Excusez-la du peu. 4 autres buts, signés Camille Abily, Elodie Thomis, Louisa Nécib et Sandrine Brétigny feront passer une bien mauvaise soirée à la gardienne Belge, Sofie Van Houtven.

William Borel