Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Suárez Luis Alberto


24 ans / Attaquant à Liverpool / International Uruguayen


Suarez est un attaquant de classe internationale (sixième au classement du FIFA Ballon d'Or 2011). Vainqueur de la Copa América avec la Céleste, c’est un excellent dribbleur, d’une grande vivacité, faisant étalage d'une combativité à toute épreuve.


Après avoir brillé à l’Ajax d’Amsterdam, depuis janvier 2011, il évolue au Liverpool FC.
En 2011, el gringo Suarez a défrayé la chronique pour injures raciales à l’encontre de Patrice Evra*. Il fut condamné à 8 matchs de suspensions, d’une amende de 47 800 euros et à 2 tours de terrains à cloche-pied (une erreur s’est glissée dans cette liste sauras-tu la trouver ?).


Dans un premier temps, Suarez a nié les faits.
Mais, pris la main dans le pot de caca, par les images de la télévision, il a dû admettre qu’il avait traité Evra de « négro » à maintes reprises. A ce propos, je ne saurai trop conseiller aux dirigeants de clubs d’informer leurs joueurs que les trucs placés au bord du terrain sont des caméras et qu’ils sont filmés pendant les matchs. La palme du ridicule revenant évidement à l’inénarrable Pépé qui, à l’occasion du dernier Réal-Barcelone, nous a gratifié d’une simulation grotesque et d’un broyage de main sur dieu vivant.

Tout confirme que ce grand sot de Pépé n’est pas rempli jusqu’en haut.


Mais revenons à notre oveja negra.
Dans un deuxième temps, Suarez a tenté de se défendre avec une stratégie d’une rare subtilité, en nous expliquant, sans rire, que dans sa langue maternelle, le terme « négro » n’était pas une insulte raciste. Bien tenté amigo ! De nombreux coéquipiers de Luis, sa famille, sont montés au créneau pour nous faire savoir que ce brave garçon n’était en rien xénophobe. Dont acte ! Dès lors, je pose la question : à quoi bon proférer des insultes racistes si tu ne l’es pas ?


Que le raciste se répande en injures racistes rien de plus normal.
Je te rappelle que le raciste est une personne qui souffre (difficultés sexuelles, déficit affectif, enfance éprouvante, difficultés sociales, alcoolisme, eczéma purulent). On lui a fait croire (parfois des partis politiques) que s’il est malheureux c’est de la faute des plus pauvres que lui (et non pas d’un système tout pourri qui est fondé sur la réussite d’une poignée et sur la misère des autres) et lui, qui n’est pas une lumière, il le croit. Il a la faiblesse de penser apaiser sa souffrance dans la haine de l’autre. Je demande donc solennellement aux joueurs teigneux et impulsifs qui ont un besoin viscéral d’invectiver leurs adversaires de laisser les injures racistes aux racistes. D’abord parce qu’on va bêtement (excusez-nous) croire que vous êtes racistes et d’autre part, parce qu’il ne va plus rien rester à ces pauvres racistes. D’autant qu’il existe pléthore de jolies insultes à disposition ; fumier, salaud, bâtard, petite bite, enfoiré, trou du cul etc…

Pour exemple et pour conclure, on peut dire que Suarez n’est peut-être pas raciste mais qu’il est certainement un peu con.



*Ce qui est poilant c’est que le même Evra a, pour sa part, écopé de 5 matchs de suspension pour avoir été le leader d’une bande de mutins à Knysna (Afrique du Sud) en 2010. La roue tourne.