Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Rafinha dans la lignée


Le Bayern de Münich s'est imposé haut la main à Villareal. Notamment grâce à un but exceptionnel de sa nouvelle recrue brésilienne.


Les Brésiliens ont cette particularité de posséder les meilleurs arrières latéraux du monde depuis la nuit des temps. A chaque génération il en pousse comme des champignons. Sa caractéristique ? Il est au moins aussi fort techniquement qu'un attaquant et est doté d'une frappe de balle surhumaine ! Les exemples sont nombreux. En commençant pat Carlos Alberto dans les années 70 , puis Nelinho, Leandro, Branco, Cafu, Roberto Carlos, aujourd'hui Maicon, Marcello, Daniel Alves et...Rafinha. Les meilleurs clubs européens ne s'y sont d'ailleurs pas trompés car on retrouve nos génies, au Real Madrid, à l'Inter, à Barcelone ou au Bayern.

Nés attaquants

A cela, on peut avancer une explication. Si l'Italien naît défenseur, le Brésilien est lui génétiquement attiré par le but. Et la grande majorité des stars d'aujourd'hui, ont débuté au poste d'attaquant. Par la force des choses, et pour résister à une concurrence exacerbée, certains se sont reconvertis. Pour le plus grand bonheur de leurs employeurs. Pour étayer cette hypothèse, souvenons-nous qu'il n'y a de cela qu'une toute petite vingtaine d'années, le latéral brésilien ne taclait pas. Ou très peu. Si si ! Pas besoin d'user de ce geste inventé pour les besogneux, extrême remède pour pallier à une carence technique, ou de vélocité. Aujourd'hui les choses ont changé. Mais le tacle du brésilos est différent. Il est utilisé dans l'unique but de repartir avec le ballon. Et attaquer.

Un atout offensif supplémentaire

N'occultons pas l'évolution du poste d'arrière latéral, où à l'époque, il était occupé par des joueurs plutôt cantonnés à des tâches défensives. Aujourd'hui, dans des schémas tactiques différents, où les véritables ailiers n'existent plus, c'est à eux qu'incombe la double tâche de défendre et de centrer. Voire de marquer. C'est ce qu'a fait Rafinha hier soir, se positionnant dans la droite lignée de ses glorieux aînés. Un petit pont dans la surface, un coup de rein à enrhumer une volée de pigeons voyageurs, et un missile en sortie de dribble qui bat sans rémission un Diego Lopez impeccable jusque là ! Et un Bayern de Münich qui ne s'est pas trompé dans son recrutement...