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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Que faire quand on s'appelle Guardiola?


On parle d’une fin de cycle à Barcelone après l’humiliation subie à Munich. Mais pour les allemands aussi, beaucoup de choses risquent de changer cet été. Jupp Heynckes dehors, laissera sa place à Pep Guardiola. Une décision qu’on peut penser trop hâtive, vu les résultats du monstre bavarois. Mais que fera Guardiola de ce Bayern-là ?
Il va débarquer à Munich et y prendre en main une équipe de rêve. Une équipe qui vient d’humilier celle qu’on disait peut-être la meilleure de tous les temps. Toute une image. Une machine bien rouée à laquelle on peut se demander s’il y a encore des améliorations à apporter. Mais la question la plus importante demeure la suivante : Guardiola veut-il changer ce Bayern ou simplement l’améliorer ?


Que faire quand on s'appelle Guardiola?
Le football allemand est très différent de l’espagnol. Mardi soir, avec 63% de possession de balle, les catalans ont pris quatre buts sans en marquer un seul. C’est un jeu direct, physique et percutant qui est venu à bout du Tiki-taka espagnol, notamment lancé par Guardiola. Au Bayern, il va donc retrouver l’anti-football qu’il a connu. Qu’en fera-t-il ?

L’espagnol peut-il faire moins bien ?
A Barcelone, Guardiola n’a jamais réellement eu besoin de modifier sa tactique. Il est donc légitime de se demander s’il en est capable. Heynckes, lui, a toujours su apporter les plus ou moins grandes variations nécessaires à la réussite de son équipe, comme face à la Juventus par exemple. La force du Bayern, d’ailleurs, réside en sa tactique. Et sur ce plan-là, Guardiola a tout à prouver.

Peaufiner, simplement ?
Comment faire mieux que ce Bayern ? Difficile à dire. Mais la première idée qui vient est de renforcer l’axe de la défense en plus de préparer la relève de quelques cadres vieillissants, apportant fraîcheur et faim. Un rafraichissement qui a débuté avec Gotze, qui prendrait la place de Kroos dans le onze le plus souvent utilisé. Robben aussi, donc, serait remplaçant alors que Muller jouerait sur la droite.
Ribery, Robben, Lahm, Van Buyten, Schweinsteiger, tous la trentaine ou presque. Il ne serait donc pas mal venu d’en trouver la relève ou de les pousser, déjà, sur le banc.
Pour le reste, difficile de trouver mieux que Gomez, Mandzukic et consorts dans leurs styles respectifs…

Que faire quand on s'appelle Guardiola?
Un 4-3-3 comme au Barça ?
Avec les joueurs dont il dispose, quelques transferts suffiraient à remettre en place un Bayern « made in Barça ». Et avec l’enveloppe de 250 millions dont on parle, la tâche ne serait pas ardue. Gotze, déjà, a amputé cette somme de 37 millions. Le meneur de jeu s’annonce comme le numéro 10 titulaire, le Iniesta du Bayern.
En pointe, dans cette optique, Guardiola ne compterait pas sur Gomez, trop peu habile balle au pied malgré ses irréfutables qualités de buteur. Mandzukic serait le remplaçant de luxe de Suarez ? Falcao ? Neymar ? Les noms fusent à toute vitesse. Mais celui qui tient la corde vient du Borussia et se nomme Lewandowski. Aujourd'hui, l'agent d'Heycnkes a affirmé que tout était déjà acté entre le joueur de les bavarois... A vérifier.
Sur les côtés, le Bayern dispose de l’une des forces de frappe les plus dangereuses d’Europe. Ribery Robben font danser les défenses et exploser tous les verrous. Pourtant, le hollandais pourrait se retrouver sur le marché des transferts tandis qu’une star pourrait prendre la place du français. Bale à gauche ? Qui à droite ?
Au milieu de terrain, les joueurs actuellement en poste pourraient lui donner satisfaction. Bastian Schweinsteiger, Javi martinez et Luiz Gustavo sont d’excellents joueurs qui savent pratiquer un football de possession.
Sur les côtés de la défense, Lahm n’a que peu de choses à envier à Dani Alves tandis qu’Alaba s’impose petit à petit comme l’un des meilleurs à son poste. Dans l’axe par contre, un transfert ne serait pas de refus même si la paire Dante-Van Buyten a fait grand bien à l’équipe et que Boateng a bien remplacé le belge mardi soir alors que Badstuber est toujours blessé.

Bref, encore deux transferts sur les côtés, un en attaque et un en défense et Guardiola pourrait avoir formé SON équipe, une équipe de rêve bâtie à coup de millions, qui pourrait écraser l’Europe du foot.
Deux solutions dont les résultats paraissent garantis ou presque. Difficile aujourd’hui d’affirmer quelle serait la meilleure. Encore plus de deviner quelle sera celle choisir par Guardiola. Une chose est sûre, l’espagnol n’aura toujours pas de mal à faire gagner son équipe.