Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Puel Ancelotti même combat ?


Ambitions démesurées, rentabilité des transferts, soif de pouvoir et de reconnaissance, tous ces éléments font perdre la raison à certains présidents. Bien que surmédiatisé et partie intégrante du système économique, le football reste un sport. Avec ses aléas et ses incertitudes que même un entraîneur martien ne saurait maîtriser.


Imaginons un instant que Jean-Michel Aulas ou Roman Abramovitch aient été les géniteurs de Raymond Poulidor ! Et bien tu sais quoi ? Ils se seraient pendus haut et court avant la majorité du rejeton. Deuxième, ça veut dire dernier et c'est considéré comme un échec pour les deux présidents mégalomanes. La patience ? Ça n'existe pas. On veut tout et tout de suite. C'est en gros le discours qu'ils adoptent lorsqu'ils recrutent un entraîneur. Qui avant tout est un humain. Ils ont beau le blinder de fric, l'argent n'achète pas tout (quoi que). L'entraîneur est alors considéré comme un objet. Qu'on jette et qu'on remplace dès qu'il ne nous a pas donné satisfaction. C'est dur mais c'est devenu depuis longtemps monnaie courante.

Sans foi ni loi

De cette démesure Carlo Ancelotti (dont la carte de visite simplement vieille de 16 ans, est déjà plus fournie que 70% de ses confrères) vient d'en subir récemment les conséquences. A une journée de la fin du championnat anglais il vient d'être proprement remercié pour manque de résultat. Parce que la manière dont joue son équipe, Abramovitch il en a rien à branler. Lui il veut qu'elle gagne. Chelsea est pourtant champion 2010, il a également remporté la FA Cup la même saison et gagné le Community Shield en 2009 ! Ben aujourd'hui il termine deuxième. Pas suffisant!! Et goodbye Carlo.

Quid de Puel ?

Ce triste sort devenu si banal, Claude Puel risque de subir le même. On peut imaginer que si le PSG coiffait Lyon à l'ultime journée, la décision serait radicale et express, et le classement (4ème) servirait de prétexte. On peut également penser, que même si les Lyonnais conservaient leur troisième place, Puel serait quand même virer. Un président exige que son équipe gagne. Les supporters peuvent se contenter qu'elle joue bien. Ben l'entraîneur lui, il s'efforce d'allier les deux ! Tu parles d'une bagatelle. Alors merde, un peu d'indulgence quand même...