Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Poves Javi


24 ans / 1.84 m / 79 kg - Défenseur au FC Utopie (Sporting Gijon - NDE : Nota del Editor)


Che Guevara - Alberto Korda - Wikimedia Commons
Che Guevara - Alberto Korda - Wikimedia Commons
Javi Poves est cet increíble* joueur qui a réussi l’exploit d’accéder à la notoriété le jour où il a arrêté le football. Avant el pobre Poves avait joué successivement à l’Atlético puis au Rayo Vallecano et enfin à Gijon et ce dans un parfait anonymat. Il faut reconnaître, qu’à 24 ans, ce desgraciado n’avait pratiquement jamais joué en Liga. L’essentiel de sa carrière s’était surtout limité à la D3 espagnole. Et voilà que, ce printemps, considérant que « plus tu connais le football, plus tu te rends compte que tout n'est qu'argent, que c'est pourri, et tu perds un peu tes illusions » el asombroso  Javi annonçait, à 24 ans, la cessation de son activité professionnelle.


Enfin un rebelle, un autentico !

Tel Don Quichotte, el intrepido footballeur hispanique, dénonce un football endetté et corrompu. Che Poves, le revolucionario, fustige un système courant après le pognon comme un canard sans tête. Enfin un rebelle, un autentico ! J’entends par rebelle un joueur qui dénonce le système par un geste fort et engageant et non pas qui fait un caca nerveux en jetant son maillot par terre parce qu’il est remplacé et que ce n’est pas juste parce que c’est lui el mejor et que zut ça suffit crotte à la fin. Dans ce cas on ne peut pas parler de rebelle mais de vilain caractériel. Nuance ! Voilà un footballeur qui semble avoir des convictions, des idéaux, une éthique. Un zorro en short, un robin des pelouses con cojones. La révolte gronde, l’insurrection frémit ! Hasta la victoria siempre !




Avec el amigo Javi, on attend…

Alors, oui, d’aucuns me diront que l’unico Javi n’avait joué que quelques minutes en Liga et que ses émoluments n’excédaient pas 5000 €. Bref, qu’il n’avait pas grand-chose à perdre. Peu me chaut ! Depuis, j’attends, attentif, les conséquences colossales que cet acte ne devrait pas manquer d’entraîner dans la planète football qui tremble d’effroi et vacille sur ses fondements capitalistes. Est-ce que ce coup de pied dans la fourmilière va se propager telle une trainée de poudre ? Est-ce que pour être, lui aussi, en phase avec ses idéaux et sa morale, Cristiano Ronaldo va dénoncer le système et renoncer à ses 1 000 000 € mensuels ? Avec el amigo Javi, on attend…


* Cher internaute, je sais que tu n’as guère eu l’opportunité de parler la langue de Cervantes depuis le secondaire. Voilà pourquoi dans le souci de te faire progresser, j’ai placé, ça et là, quelques mots d’espagnol que tu auras la charge de traduire.