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Portrait de la semaine : Vanessa Le Moigne (BeIN Sport)


Elles conjuguent l’actualité sportive au charme féminin, elles travaillent dans un univers d’hommes, en cultivant la finesse des propos et de la gestuelle, le tout saupoudré d’un professionnalisme à faire rougir de vieux briscards. Elles, se sont ces femmes journalistes sportives pour lesquelles nous consacrons des portraits, afin de mieux les connaitre. Le portrait de la semaine est consacré à Vanessa Le Moigne, journaliste et présentatrice à BeIn Sport TV.


Vannessa Le Moigne - beIN Sports
Vannessa Le Moigne - beIN Sports
Bonjour Vanessa. On vous a suivi sur Orange Sport, puis I Télé, ensuite vous vous êtes retrouvée à la présentation de l’E-News de l’Equipe TV et là vous êtes sur BeIn Sport. Parcours plutôt exceptionnel pour une jeune journaliste ! Comment en êtes-vous arrivé là ?
Merci… Mais je ne suis plus si jeune que ça! J’aurais 30 ans à la fin de l’année et quand je me retourne j’ai l’impression d’avoir eu mille vies. Franchement ça n’a pas été facile d’en arriver là et encore je pense qu’on n’est jamais vraiment arrivé dans ce métier. J’ai fait mes premiers stages en télé en sortant du lycée dans une chaîne locale: Yvelines première. J’ai pu évoluer dans cette chaîne en même temps que je poursuivais mes études: DEUG de lettres Modernes à la Sorbonne, puis diplôme de journalisme à l’ISCPA. Yvelines Première fut pour moi un très bon centre de formation. J’ai commencé stagiaire pour finir rédactrice et présentatrice d’une émission qui s’appelait PSG côté coulisses. Mais en vérité c’était vraiment une époque difficile ! Je ne suis pas issue d’une famille aisée: d’abord il a fallu payer l’école, et une fois mes études terminées je gagnais entre 400 et 600 euros par mois grâce au journalisme… Un peu compliqué pour payer le loyer et manger! J’ai tout fait: vendeuse de chaussures, correspondante pour un journal local, hôtesses d’accueil… Il y a 6 ans j’étais barman dans une boîte de nuit, j’envoyais des cv partout et après des essais ratés à l’équipe TV, j’ai failli tout arrêter. Comme quoi c’est bizarre la vie… 5 ans après j’y travaillais. Mais si aujourd’hui j’en suis là c’est grâce à Cauet. J’avais envoyé mon cv à sa boîte de prod, un peu par désespoir je l’avoue. Il cherchait un JRI avec un profil de journaliste mais qui sache aussi faire du montage… J’ai passé 2 ans avec son équipe, je bossais 7 jours sur 7, 15 h par jour mais c’est l’une des meilleurs périodes de ma vie et surtout j’ai appris énormément en regardant Cauet, Miko, Cartman et Cécile évoluer à l’antenne. En fait tout ce que j’ai fait avant me sert aujourd’hui. Je voudrais juste m’adresser aux jeunes journalistes: il ne faut jamais lâcher ! Vous avez un rêve : battez vous pour lui ! On se plante tous, il ne faut jamais avoir honte.

Au mois de juin ça sera une nouvelle aventure qui commencera, ça doit être très exaltant de participer et prendre part au lancement d’une chaine ?
C’est une chance énorme pour moi! D’autant plus que Charles Biétry a recruté des personnes que j’apprécie vraiment avec qui j’ai travaillé à l’équipe TV et qui sont devenues des personnes très importantes pour moi. J’apprends à découvrir les autres, et je profite des expériences de certains. En fait on est en train de vivre une vraie aventure humaine. Tous les matins en voyant leur tête je me dis qu’on vit un truc dingue.

Vous serez à la présentation du JT ?
Je vais présenter la matinale avec Thomas Villechaize. C’est tout ce que j’ai le droit de vous dire pour le moment!

Vous avez fait vos adieux à l’Equipe TV fin mars, qu’avez-vous ressenti sur le moment ?
Moi je ne dis pas adieu! En 10 ans j’ai bourlingué et je sais qu’on est toujours amené à se recroiser. En 2011… j’ai dit au revoir à Orange sport Info. Hyper dur! J’ai débarqué dans le bureau de Patrick Chêne en pleurant, je n’arrivais pas à me retenir. Il avait honte pour moi je crois (rire). Je m’attache beaucoup...


La Rédaction