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PSG - OM vu des tribunes


Foutebol te fait vivre en exclusivité tous les lundis l'affiche du dimanche soir vue des tribunes par la voix de ses supporters. Aujourd'hui le Clasico entre le Paris Saint-Germain et l'Olympique de Marseille.


PSG - OM vu des tribunes
Ce Clasico version 2012, sentait plus le soufre que d'habitude. La rivalité exacerbée entre les deux clubs n'y est pour rien. Simplement, à l'heure de ce choc, les deux équipes traversent une période plutôt trouble. Les Marseillais n'ont plus gagner depuis neuf matchs, et de leur neuvième place au classement, pointent à vingt points des Parisiens ! Ces derniers, encore en course pour le titre, ont laissé le commandement à Montpellier. Et en cas de défaite, pourraient laisser s'échapper définitivement les Héraultais, qui ont un match de plus à disputer...contre Marseille. En concrétisant leurs deux seules occasions du match, les joueurs de la capitale finiront par s'imposer, sans se montrer transcendants pour autant. (2-1).

L'ambiance des grands soirs

David, supporter invétéré du PSG, a suivi la rencontre depuis la tribune Auteuil. "L'ambiance était extraordinaire, géniale. Déjà deux heures avant le match, autour du stade et dans les bars, c'était la folie. Mais attention, c'est parce que c'est Marseille. Les supporters parisiens sont anti-marseillais, ce n'est pas un scoop.Contre Ajaccio par exemple, c'était nul. Mais ce soir on a eu droit au show. Déploiement d'un tifo géant sur la pelouse, jet de maillots dans les tribunes par de ravissantes demoiselles, pétards, etc... On a un peu retrouvé l'atmosphère d'il y a cinq ou six ans."

Supporters marseillais disséminés

L'interdiction faite aux supporters marseillais de monter dans la capitale, aura quand même gâché la fête. Maxime, a parcouru les 400 kilomètres séparant sa province de la capitale en voiture avec trois potes, pour assister à son premier Clasico. " Je n'ai pas trouvé l'ambiance exceptionnelle. La ferveur était plutôt sporadique, dictée par les moments forts du PSG. Sur les deux buts de Paris c'était la folie. Mais sur l'égalisation de Marseille, on est tombé dans un silence de cathédrale. A part des insultes, et quelques encouragements... Dommage qu'il n'y ait pas un affrontement sonore digne de ce nom entre les deux camps."


Paris gagne sans bien jouer

"Si on est champion, confie David, ce ne sera pas grâce à notre jeu, mais plutôt parce qu'il n'y a pas d'équipes pour nous contrer. On a pourtant réalisé une bonne première période, où on s'est montrés solides sans être géniaux. Un nul aurait mieux reflété la physionomie du match et la victoire n'est pas glorieuse. Le premier quart d'heure de la deuxième mi-temps a été catastrophique. Pas de jeu, rien. On n'a toujours pas vu Pastore et nos trois milieux récupérateurs ont joué beaucoup trop bas. Seul Ménez a été à la hauteur de sa réputation. Et Sirigu bien sûr, mais ça, on a l'habitude. L'arbitrage a été moyen, dans une rencontre très engagée, surtout côté marseillais. D'où je suis, le deuxième jaune sur Sissiko me paraît sévère. Ensuite, il a fallu que l'OM égalise pour qu'on se réveille. Mais il ne manquait pas grand chose aux Marseillais ce soir, où j'ai vu un grand M'Bia. Quant à Mandada, il prend deux buts sur nos deux seules occases."

Sirigu homme du match

Déçu, Maxime l'était après la rencontre. " Il y avait la place pour ramener quelque chose. Mais avec un gardien comme Sirigu, la tâche se complique. L'Italien leur sauve encore le match. La tête de Brandao, j'en connais plein qui la prennent. Mais c'est surtout l'action de Cheyrou qui me reste en travers de la gorge. A cinq mètres du but, tirer au dessus... Je veux bien croire q'il était sur son droit, mais il en a déjà mis des bien plus difficiles. Je n'est pas trouvé le PSG exceptionnel, si ce n'est Menez qui a réalisé un gros match dans un registre différent. A Marseille, j'ai trouvé Mandanda un peu statique sur le premier but. Mais ce soir, on a retrouvé le vrai M'Bia. Au four et au moulin, tranchant, dur quand il le faut et roublard en quelques occasions. Mais bon, un nul n'aurait choqué personne." Les 400 kilomètres retour ont dû être un peu plus longs que prévu dans la nuit. Mais nul doute que Maxime retournera au Parc des Princes, pour y voir gagner son équipe cette fois-ci.


Rendez-vous lundi prochain pour un nouveau vu des tribunes

Foutebol commons - David Fichet
Foutebol commons - David Fichet