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PSG - Montpellier vu des tribunes


Foutebol te fait vivre en exclusivité tous les lundis l'affiche du dimanche vue des tribunes par la voix de ses supporters. Aujourd'hui le choc au sommet entre Paris Saint-Germain et Montpellier.


Vingt heures de trajet

Logo de l'armata ultras
Logo de l'armata ultras
Dix heures aller, dix heures retour. C'est ce que que s'est coltiné Dony des Armata Ultras, pour accomplir les 750 kilomètres qui séparent Montpellier de la capitale. " On est partis à deux bus, dix mini-bus et environ 70 voitures particulières." Pour constituer une armada de 600 supporters héraultais dont une soixantaine des Armatas Ultras. " On disposait de tambours, de porte-voix, mais on n'a pas pu faire rentrer nos calicots, déplore Dony. Il a fallu se plier au libre arbitre de la police." Ce qui a tout de même permis de créer une ambiance exceptionnelle. " On était un peu chez nous. Que c'est triste de voir un Parc des Princes aussi mort, pour ceux qui l'ont connu à son époque flamboyante."

Ambiance bon enfant

Pour Benoit, supporter du PSG expatrié en province, " l'ambiance est tout de même supérieure à la saison dernière, même si on est loin de ce qui s'est fait il y a quelques années. Lors d'une rencontre comme celle-là, le Parc aurait été en feu." Peut-être les spectateurs ne s'attendaient-ils pas à ce que leur équipe soit bousculée comme elle l'a été. " C'est vrai qu'en première période, Montpellier a eu le monopole du ballon, même si Gameiro a eu l'occasion d'ouvrir le score." Giroud également sans un grand Sirigu.

Frustrés plus que déçus

" En cas de victoire, on aurait possédé treize points d'avance sur le quatrième. Mais il ne faut pas oublier d'où l'on vient. On n'est pas déçus mais très frustrés. On aurait sûrement mérité l'emporter, mais le championnat n'est pas fIni. On a prouvé qu'avec nos petits moyens on pouvait rivaliser avec les plus riches. On a d'ailleurs réussi à déployer une banderole où était inscrit : que valent vos millions par rapport à notre passion ? Le moment fort du match restera l'égalisation de Belhanda. Il y a vraiment eu un pic de ferveur et de chaleur. Par contre l'égalisation de Hoareau me reste encore en travers de la gorge."

Le coaching d'Ancelotti

Je n'ai pas trouvé Gameiro dans un grand jour, analyse de son côté Benoit. Quand Ancelotti a décidé de faire rentrer Hoareau et Pastore, ça a tout de suite été plus vite. Et Menez s'est retrouvé dans cette configuration. Il est décisif sur l'égalisation. Le PSG d'Ancelotti est plus rigoureux que celui de Kombouaré je pense. Avant on se créait certes plus d'occasions, mais on concédait aussi plus de buts. Nous verrons bien s'il s'agit de la bonne stratégie pour conquérir le titre.