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PSG - Bordeaux vu des tribunes


Foutebol te fait vivre en exclusivité tous les lundis l'affiche du dimanche soir vue des tribunes par la voix de ses supporters. Aujourd'hui le choc entre le PSG et les Girondins de Bordeaux.


Le parc des Princes plein comme un oeuf

44 723 spectateurs se sont entassés dans les tribunes du Parc des Princes pour assister à ce choc. "L'ambiance était assez animée, comme depuis quelques matchs, précise le supporter parisien Nabil, placé en loges. Les deux virages ont répondu présent, et Carasso a eu droit à son traitement de faveur. Il y a bien eu quelques "chauffes" avec les Bordelais, mais rien de bien grave. Evidemment, la pauvreté du jeu proposé n'a pas permis à ce que le stade s'enflamme. Quelques fumigènes ont été allumés et des pétards ont retenti. Drapeaux et tifos étaient de sortie, mais rien d'exceptionnel non plus."

L'ambiance au rendez-vous

PSG - Bordeaux vu des tribunes
Matthias, 21 ans, membre des Marine et Blanc Franche Comté depuis trois ans, a rallié les 400 kilomètres séparant Besançon de la capitale en voiture. " Nous étions cinq parmi la vingtaine de membres de notre association. On s'est retrouvé dans le parcage visiteurs du Parc des Princes, avec tous les autres supporters bordelais.On était à peu près 800. L'ambiance était plutôt sympa, avec des piques pendant les moments forts. On a eu droit à notre lot d'insultes, mais rien de différent de d'habitude. C'était notre sixième déplacement. On essaie d'en faire une quinzaine par saison. Pour les grands matchs et lorsque la distance n'est pas trop longue."

PSG - Bordeaux vu des tribunes
Ce matin, Julien Rousseau, membre de la communauté Foutebol, posait cette question sur notre page facebook : «  L'ami Carlo est-il vraiment l'homme de la situation au PSG, qui est incapable d'enchainer les victoires et qui ne parvient pas à produire un jeu collectif constant ? »

Ancelotti l'homme de la situation

" Même si son bilan comptable n'est pas supérieur à celui de Kombouaré, je pense qu'Ancelotti est l'homme de la situation, confie Nabil. Par rapport à ce que le PSG veut construire à terme, son expérience et sa réussite dans les grands clubs plaident en sa faveur. On remarque qu'il y a beaucoup moins de polémiques, les remplaçants jouent le jet et la réintégration de Luyindula en est le parfait exemple. Il met tous les joueurs sur un pied d'égalité. On l'a bien vu dernièrement quand Pastore est arrivé en retard à l'entraînement et qu'il n'a pas été titularisé derrière. D'ailleurs les joueurs reconnaissent que les entraînements n'ont plus rien à voir et qu'ils mûrissent tactiquement. Il faut lui laisser le temps de mettre en place le schéma de jeu précis qu'il préconise"

Il y avait la place

La montagne aura une fois de plus accouché d'une souris, si l'on excepte le dernier quart d'heure, où la rencontre s'est finalement emballée. Diabaté ouvrait le score pour les Girondins, suite à un beau travail de Maurice-Belay. Hoareau égalisait quatre minutes plus tard, mis sur orbite par une splendide talonnade de Bodmer.
"Faire un match nul à Paris est toujours une bonne opération, surtout cette saison, mais franchement, là il y avait la place, regrette Matthias. On a plutôt bien défendu et bousculé les Parisiens. Il aurait fallu avoir un petit peu plus de chance. Eux ont eu une barre rentrante et nous sortante. Le PSG n'a pas eu beaucoup d'occasions franches. Nous non plus d'ailleurs, mais bon. Ce que je regrette, c'est qu'on est toujours meilleurs contre les gros. Est-ce une question de motivation, ou bien le fait que les petites équipes jouent à dix derrière ? En tout cas c'est dommage et frustrant. Mais pour aujourd'hui, on ne va pas se plaindre du résultat."

Une rencontre d'une rare pauvreté

Du côté de Nabil, on ne cachait pas sa déception. "En résumé, la rencontre n'a pas été terrible du tout. On peut même dire qu'en première mi-temps on s'est royalement emmerdés. C'est à l'image des dernières rencontres. Peut-être que le 3-5-2 mis en place par les Bordelais a empêché Paris de mettre plus de pression. On a vu un PSG brouillon, qui n'a pas joué sur les ailes. En face, par contre, j'ai vu un grand Plasil. Un gars qui joue juste, qui ne fait jamais n'importe quoi. C'est vraiment le meilleur Bordelais. Côté PSG, Pastore a été fantomatique et Horeau toujours un peu court sur les centres. Je ne suis pas sûr d'ailleurs que cette option ait été très judicieuse vu la taille de la charnière bordelaise. En bref, mis à part la frappe de Sissoko et le but d'Hoareau, je n'ai pas souvenir d'autres occases. Je pense que la sortie de Menez nous a été préjudiciable. La première période a été nulle, et on dira qu'on a assisté à un soupçon de rébellion en seconde."

Rendez-vous lundi prochain pour le match Rennes - Lyon