Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Oui Michel !


Lorsqu'il voyageait vers Turin, pour couvrir un match du numéro 10 de la Juve, Thierry Roland dormait chez les Platini.


J'ai appris ça très récemment et depuis je sifflote constamment.

C'est con, mais ça m'a vraiment fait plaisir d'imaginer Christelle et Michel, dépliant le clic clac du salon pour accueillir ce bon vieux Thierry, à la bonne franquette.

Cette information éclaire mes souvenirs d'enfant d'un halo luminescent. Oui oui oui tout à fait. Voilà un truc qui fait dire qu'on assistait à une vraie histoire de potes, que c'était pas du chiqué – comme une chute d'Inzaghi dans la surface - pas que de la com' à 10 balles.

Le cri éraillé, poussé par Roland - initié par son duettiste Larqué d'ailleurs - il y a 30 ans presque jour pour jour, dans les lucarnes françaises néo-mitterandiennes, résonne encore par sa sincérité.
 


La reformation annoncée du duo sur M6 ne changera rien à l'affaire.

Faut-il s'en réjouir ? On s'en fout un peu, non ? Là n'est pas du tout la question...
C'était avant la sur-médiatisation des joueurs, l'extrême peopolisation, la demande en mariage de Domenech, les accords TF1 – FFF, ces purges télévisuelles que sont les Téléfoot en direct de Clairefontaine, les cours de com' langue de bois, les limiers de Léquipe lancés à la quête du scoop...
Footeux et journaleux ne sont plus vraiment du même monde. Du coup le spectacle a un peu changé de nature. Ah si les Ribéry – Wahiba, Franck et Zahia – pouvaient recevoir Christian Jeanpierre et David Astorga de temps en temps, pour des après-midis mégafuns autour de la piscine !

N'empêche que maintenant, lorsque mon gamin plante un pion pour son club, je hurle systématiquement « OUI MICHEL ! OUI MICHEL ! »... à la plus grande surprise des autres parents, plaignant certainement l'enfant, dont le prénom serait un tantinet daté !