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Ophélie Meilleroux (Montpellier Hérault SC) : Un podium en Bleue, sinon rien !


Et si l’on remplaçait Olivier Giroud par une footballeuse ? L’idée, sous forme de boutade, semble absurde. Ophélie Meilleroux, défenseur et capitaine de l’équipe de France, explique pourtant dans une interview-portrait à nos confrères de Sharkfoot que le président du Montpellier Hérault Sport Club songe à s’investir plus avant dans une section féminine.


Ophélie Meilleroux (Montpellier Hérault SC) : Un podium en Bleue, sinon rien !
Et si l’on remplaçait Olivier Giroud par une footballeuse ? L’idée, sous forme de boutade, semble absurde. Ophélie Meilleroux, défenseur et capitaine de l’équipe de France, explique pourtant dans une interview-portrait à nos confrères de Sharkfoot que le président du Montpellier Hérault Sport Club songe à s’investir plus avant dans une section féminine.

Les équipes françaises de L1 seront tenues, d’ici trois ou quatre ans, d’entretenir une section féminine compétitive. Cela permettra sans doute de rehausser le niveau général du football féminin professionnel en France. Le championnat français actuel mélange en effet des clubs de niveau européen et des clubs de niveau très amateur.

L’intérêt pour le football féminin français est devenu palpable depuis que les Bleues ont obtenu une quatrième place lors de la Coupe du monde 2011. La double réussite des Lyonnaises en Ligue des champions (2011 et 2012) et la récente victoire des Bleues au tournoi de Chypre ont renforcé l’intérêt pour le ballon rond au féminin. Le PSG envisage lui aussi d’investir plus massivement dans sa section féminine. Et le président montpelliérain Louis Nicollin, de même que sa capitaine Ophélie Meilleroux, refusent de se satisfaire d’un double titre de vice-championnes de France. On présume que l’argent issu du transfert d’Olivier Giroud servira en partie à renforcer l’équipe féminine du club héraultais.

Quant à la défenseure et capitaine des Bleues, elle précise plusieurs fois à Sharkfoot qu’elle n’est que « vice-capitaine » de l’équipe nationale. Par modestie ? Pas vraiment. Ses objectifs n’ont rien de modeste : au moins un titre de championne de France avec Montpellier pour la saison 2012-2013, et au minimum une place sur le podium lors des Jeux olympiques 2012 à Londres.

Mais Ophélie Meilleroux sait distinguer la proie et l’ombre, l’éphémère et le durable. Elle sait qu’une carrière de footballeuse ne dure qu’un temps. C’est pourquoi elle a commencé sa reconversion… avant même d’être joueuse professionnelle. En devenant gendarme alors qu’elle évoluait en première division. Et en préférant à l’offre de Lyon celle de Montpellier, qui lui proposait aussi un poste d’employée municipale. Quant à sa retraite sportive, Ophélie Meilleroux envisage déjà de la consacrer à entraîner une équipe. Tout en conservant par ailleurs, imagine-t-on, un emploi salarié.

Philippe Jallon

Crédit photo: fff.fr

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