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Onze types à un Euro

L’Euro est fini, l’heure de tirer les bilans ou sur l’Equipe de France. Comme tout le monde fait déjà très bien cette deuxième partie, voici mon onze type de la compétition. Un 4-6-0, parce que c’est hype de jouer sans attaquant. Totalement subjectif et légèrement de mauvaise foi.


Onze types à un Euro

Gianluigi Casillas

D’abord parce que Gianluigi Casillas c’est plus classe qu’Iker Buffon. Ensuite parce que les deux gardiens sont des monstres sacrés du Foutebol. Avec des palmarès aussi longs que le pénis de Claude Makelele, ils sont deux des meilleurs gardiens du monde depuis plus d’une décennie. Plutôt que de les opposer, il faut les réunir et enfin reconnaître qu’ils sont aussi brillants l’un que l’autre. Et si Buffon en a pris 4 en finale, il a quand même réalisé un tournoi énorme. Ne serait-ce que par sa réponse à un journaliste de la BBC. Lorsque celui-ci lui a demandé comment il avait préparé la séance de tirs-aux-buts face à l’Angleterre, il a répondu sobrement : « en matant des pornos ».

Onze types à un Euro

Federico Balzaretti

Il n’a joué qu’un seul match au poste d’arrière droit. C’était en demies face à l’Allemagne. En gros Prandelli lui a mis Podolski et Lahm dans les pattes. Il en a fait son 4 heures. Miam.

Onze types à un Euro

Sergio Ramos – Pepe

Une défense centrale 100% madrilène. Juste parce que les deux mecs n’ont pas pris de rouge pendant la compétition. Et quand on connaît le passif de ces artistes, il s’agit d’un sacré exploit.

En l’absence de Puyol, on attendait la défense espagnole un peu fébrile. Avec un Gerard Pique auteur d’une saison moyenne, le doute était permis. Mais Ramos s’est révélé au cours de cet Euro comme un véritable patron. Dur sur l’homme tout en restant propre, le boss derrière c’était lui. Ajoutez-y sa Panenka – ou sa Pirlo – et la Coupe est pleine.



Pepe, à prononcer « Pep » - copyright Kiki Jean-Pierre et Denis Balbir oblige – semble avoir fait un vrai travail sur lui avant ce voyage en Pologne et en Ukraine. Le genre de mec à pourrir son coéquipier Arbeloa parce qu’il pense que c’est un adversaire venu le chambrer après une faute est devenu un gros nounours. Tout ca(l)mé, on voudrait presque connaître le nom de son fournisseur.





Onze types à un Euro

Jordi Alba

Trois poumons. Une fusée à la place des jambes. Un but en finale. Petit face à face tranquille avec Gigi Buffon. Pendant la compet’ il signe au Barça. Merci, au revoir.

Onze types à un Euro

Andrea Pirlo

On n’avait pas vu un récital pareil depuis Zizou en 2006. Inspiré, imprévisible, génial. Ses demi-tours sur lui-même pour éviter le pressing de l’adversaire ont rendu fous ses adversaires. Ses passes ont déchiré même les plus compactes des défenses. Ses caresses sur corner ou coup-franc ont constamment trouvé la tête d’un partenaire. Sauf quand l’une d’elles a trouvé la lucarne de Pletikosa. Un régal.

Onze types à un Euro

Steven Gerrard

Dans une Angleterre plus limitée que jamais, Stevie G est enfin devenu le maître à jouer qu’il aurait dû être depuis près d’une décennie. Capitaine exemplaire montrant l’exemple par un pressing et des efforts de tous les instants, il avait même assez de jus pour être décisif. Faire marquer Andy Carroll et Joleon Lescott n’est pas donné à tout le monde. Bon, ok, on aurait aussi pu mettre Xabi Alonso. Excellent dans le même registre, il s’est, en prime, offert un doublé contre la France. Mais il a une barbe rousse.

Onze types à un Euro

CR7

Il n’était que le 5ème tireur face à l’Espagne et n’a donc pas tiré. Sinon c’est trois buts et plusieurs reins cassés. Sans lui, les Portugais ne sortaient pas des poules. Avec Nani sur l’autre aile, le Portugal est bien pourvu en attaque. Mais le buteur, enfin le mec qui joue en pointe quoi, s’appelle Helder Postiga. Ou Hugo Almeida. Ou Silvestre Varela. VdM.

Onze types à un Euro

Alan Dzagoev

Soyons honnêtes. Une équipe qui file le brassard de capitaine à Andrei Arshavin n’a aucune chance de remporter l’Euro. Elle va vous faire bander sur un match puis la déception sera à la mesure de l’érection. Et c’est bien dommage car on aurait aimé voir Alan Dzagoev plus longtemps. Faux 10, faux 9, faux 9 et demi mais vraie bonne révélation de cet Euro. Et des buts de ouf.

Onze types à un Euro

Andres Iniesta

Le mec est aussi pâle qu’un fantôme, limite transparent. Et si c’était pour ça qu’il se balade aussi facilement entre ses adversaires sur le terrain ?

Onze types à un Euro

Cesc Fabregas

Parce que c’est hype de jouer sans avant-centre. Vous avez lu le chapô ? Non, sérieusement, sans jouer à son poste il sort un Euro ultra solide et son meilleur match en finale. Mieux, il ne râle pas quand il se retrouve sur le banc. Sinon sa passe pour Iniesta contre la Croatie…

Onze types à un Euro

Posté par le Samedi 7 Juillet 2012
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