Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


On l'appelait Yougoslavie


Sa capitale était Belgrade, et ses footballeurs surnommés "les Brésiliens d'Europe".


Avant le début des années 90, la Yougoslavie était composée de six républiques fédérées : La Serbie, la Croatie, la Slovénie, La Bosnie-Herzégovine et la Macédoine. Lorsque ses républiques ont réclamé puis proclamé leur indépendance, elles sont devenues de fait des nations. Reconnues par les organismes politiques internationaux, puis également les instances sportives telles l'UEFA et la FIFA.

Une grande nation de football

Finaliste du championnat d'Europe en 1960 et 1968, la Yougoslavie remporta également le titre olympique en 1960. En son sein, moult talents sont venus faire le bonheur de clubs français. Des Dzjajic, Durkovic, Curkovic, Skoblar, Pantelic, ou Surjak dans les années 70, à Susic, les frères Vujovic ou Stojkovic un peu plus tard. Et j'en oublie beaucoup ! Ses clubs n'étaient d'ailleurs pas en reste. L'étoile rouge de Belgrade, le Partizan ou encore l'Hadjuk Split ont brillé sur la scène européenne.

Un talent héréditaire

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, il n'est pas étonnant que ses jeunes nations footballistiques viennent perturber la hiérarchie. La Slovénie et la Serbie se disputent la deuxième place derrière l'Italie dans le groupe C, la Croatie est encore très bien placée (2ème à un point) pour terminer en tête du groupe F, le Monténégro suit à trois point le leader anglais dans le groupe G. Reste la Bosnie, qui risque d'emmerder les Français jusqu'au bout. Imaginons que les Bleus trébuchent ce soir en Roumanie pendant que la troupe de Safet Susic se débarrasse du Belarus, et on retrouverait nos deux prétendants à la première place ! On ne le souhaite évidemment pas. Car tout pourrait alors se jouer lors du dernier match le 7 Octobre au Stade de France entre les deux rivaux. Comme un certain 17 novembre 1993. Ce jour là, Lolo Blanc jouait. Aujourd'hui il coache. Et Gérard Houllier n'est plus là. Oufffffff...
Le maréchal Tito dans les années 1970 - Wikimedia Commons
Le maréchal Tito dans les années 1970 - Wikimedia Commons