Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


OM - PSG, classique


La France du Foutebol ne pense qu'à ça. Le Clasico de dimanche soir. Celui qui doit permettre au PSG version qatari d'asseoir sa suprématie. Ou pas...


Le PSG favori

La montagne accouchera-t-elle d'une souris ? On peut se poser la question tant on est resté sur notre faim, lors des dernières confrontations entre les deux "ogres" français. Pourtant dimanche soir la donne sera différente. Pour plusieurs raisons. Il y a longtemps qu'un "Clasico" n'a pas opposé le premier du championnat contre le deuxième. Constatons également que pour une fois, le PSG sera favori. Même au Vélodrome. Ce qui n'a pas été si fréquent. Ensuite, la suprématie nationale est en train de changer de camp. Pas au niveau des titres, les Lyonnais m'en voudraient. Mais les ambitions des dirigeants parisiens sont devenues sans limites. Tant au niveau national que continental ! On se croirait revenu 25 ans en arrière. Il y a pourtant peu de chances, que Nasser Al-Khelaïfi ait un quelconque lien de parenté avec Bernard Tapie !

Le PSG a tout à perdre

Aujourd'hui tout oppose les deux clubs. La tsarine Margarita fait figure de parent pauvre face aux pétrodollars du prince Nasser. Sur le banc, Elie le formateur croise le fer avec le pragmatique Carlo. Le costard trois pièces du Golden Boy Leonardo contre le survêt du rugueux José ! Valbuena qui rend 40 centimètres à Ibrahimovic ! Face à un tel constat, le PSG a tout à perdre. Aucune excuse ne pourra être avancée en cas d'échec. Pourtant, c'est ce qui fait qu'on aime le Foutebol, rien n'est écrit d'avance. Tout est possible. Les qualités inhérentes au haut niveau sont de nature à bouleverser toute hiérarchie. Mental, envie, gnac, etc... Sans compter les supporters.

Plus classique que Clasico

Malgré cela, pas sûr que la rencontre sente la même odeur de poudre qu'un Clasico d'antan. Pression des deux camps trois semaines à l'avance,"barre de coupe" montée à hauteur de hanche, poignée de main absente entre les deux présidents, sans omettre les multiples tentatives de déstabilisation envers les joueurs (ou entraîneurs) du camp adverse. C'est un peu de toutes ces dérives qu'est né le terme "Clasico". Celles qui alimentent une rivalité exacerbée. Demain soir, on sera loin de ce contexte sulfureux, et tant mieux. Par contre, on attend des 22 acteurs qu'ils réhaussent le niveau du football français actuel. Autant en terme d'image que de plaisir... et de jeu. Quoi de mieux qu'un bon Clasico pour s'y essayer ?