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Le foot qui s'amuse à réfléchir


OM : Nom de Zeus


Se refaire la cerise après un début de championnat complètement raté, en allant défier dans le bouillant Stade Karaiskaki l'Olympiakos du Pirée, l'Olympique de Marseille pouvait rêver mieux...


On peut voir la situation sous deux angles. D'un côté, le compétiteur hors norme qu'est Didier Deschamps, vous répondra qu'il n'y a pas mieux que l'accumulation des matches pour parfaire le degré de performance d'une équipe. Surtout quand elle est à la recherche de certitudes comme c'est le cas en ce moment. Ça se tient. D'un autre, on peut craindre un énorme coup de bambou derrière la tête, et le début d'une lente plongée aux enfers, en cas de nouvelle défaite. C'est pourquoi ce soir l'OM joue gros. Très gros.

Un groupe relevé

A priori, l'Olympique de Marseille affronte ce soir l'adversaire le moins fort du groupe. A priori. Les Grecs n'ont toujours pas démarré leur championnat et risquent de manquer de compétition. Une excuse que balaie d'un revers de main immédiatement Didier Deschamps. Car le contexte "coupe d'Europe" en terre hellene est très particulier. Tu rentres dans un volcan en ébullition, où la lave est matérialisée par des fumigènes et les cris des supporters. Quand ce ne sont pas des pièces de monnaie qu'on t'envoie sur la tronche quand tu tires un corner ! Ça te transcende une équipe, ça, et ça peut impressionner l'adversaire.

Avec quelles armes ?

Pour relever un tel défi, les Marseillais devront se passer de M'Bia et André Ayew, tous les deux blessés. Deux éléments essentiels de la formation phocéenne. Doit-on s'attendre à un schéma plus défensif de la part de la Desche ? En sacrifiant un attaquant dans l'optique de renforcer son milieu de terrain ? On peut le penser. Ou bien prendra-t-il tout le monde à contrepied en lançant Gignac directement dans l'arène. Ce serait un gros coup de bluff ! Réponse ce soir.