Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Mondial féminin : Merci


Les Bleues ont perdu et toute la France est triste. Mais au delà du chagrin, c'est la fierté qui prédomine...


On peut pleurer, se dire que c'est déjà bien, qu"y avait la place". Bref, ça ne nous consolera pas. Mais que d'émotions nous ont procurées ces jolies demoiselles en tunique bleue ! Et maintenant, on en redemande. Jamais on aura attendu avec autant d'impatience les futurs jeux olympiques pour lesquels vous vous êtes qualifiées. Car on veut vous revoir. Vous avez démontré mesdemoiselles au pays entier, que la France pouvait posséder une équipe de football compétitive...mais féminine pour l'instant !

Plus que jeu égal

Face à la nation numéro 1 mondiale, les Bleues ont fait plus que jeu égal. Et dans la possession du ballon et au nombre d'occases, elles ont dominé les débats. Et pourtant, sur leur première occasion, les Américaines ouvraient la marque. Un débordement côté gauche de Heather O'Reilly était coupé magistralement au premier poteau par Lauren Cheney, et Bérangère Sapowicz ne pouvait que constater les dégâts (9e). Un coup derrière la tête qui en aurait abattu plus d'une. Pas les Françaises, qui repartaient aussitôt à l'attaque, sûres de leur force. Et elles auraient dû être récompensées sur cette frappe plongeante de Sonia Bompastor. Mais la barre transversale en avait décidé autrement (32e).

Égalisation méritée

Au retour des vestiaires, la domination française état telle, que la seule question qu'on se posait était de savoir à quel moment les coéquipières de Sandrine Soubeyrand allaient égaliser. Louisa Nécib à la baguette, donnait le tournis aux Américaines, et délivrait des passes d'une justesse dont elle seule a le secret. C'est pourtant sur un coup franc excentré de Sonia Bompastor que la délivrance survenait. La frappe rentrante de trente mètres de la Lyonnaise, n'était pas déviée de la tête par Gaëtane Thiney (ce qui trompait la gardienne Hope Solo) et terminait sa course dans les filets (55e). Et ce n'était que justice. Malheureusement, les Françaises ne concrétiseront pas à la marque la belle domination de cette demi-heure...

Le réalisme américain

T'appelleras ça comme tu voudras. Réalisme, professionnalisme, intelligent coaching, peu importe. Toujours est-il qu'on a vu à ce moment là, le (tout petit) chemin qu'il reste à parcourir pour les Bleues, pour pouvoir gagner des titres. Car à 20 minutes de la fin, Pia Sundhage (coach suédoise des USA) décide de faire rentrer Alex Morgan et Megan Rapinoe. Un choix très judicieux. Bérangère Sapowicz réalisait un double arrêt miraculeux sur un coup franc de la dernière nommée, repris à bout portant par la première (69e). Puis la géante Abby Wambach, sur un corner de Lauren Cheney, sautait plus haut que tout le monde et catapultait le ballon dans les filets français (79e). Trois minutes plus tard Alex Morgan partait dans le dos de la défense, et d'un piqué du gauche somptueux, ruinait à jamais les espoirs des Françaises. Une fin cruelle, au regard de l'énergie dépensée et de la maîtrise dont ont fait preuve nos jolies Bleues. Mais qu'elles restent fières, tant elles ont fait honneur à leurs couleurs en déployant des valeurs qu'on croyait à jamais disparues !!