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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Milan AC : Le grand écart


Le réalisme italien, fait des ravages depuis des décennies. C'est le grand Barça qui en a fait les frais hier soir.


Déjà, voir deux monstres européens aligner au coup d'envoi chacun six joueurs de la même nationalité que leur club, relève d'un fait si rare qu'il faut le souligner. On a déjà souvent vu pour ne citer qu'eux, l'Inter de Milan, Arsenal ou encore Chelsea, présenter des formations sans, ou avec très peu, d'Italiens ou d'Anglais. Du moment que le supporter s'y retrouve !! A Milan comme au Barça, sûr de la valeur de ses internationaux, quand on va faire son marché, on se trompe rarement de crèmerie. On va en Amérique du sud et aux Pays-Bas...le plus souvent.

L'influence du coach

Côté catalan, la colonie néerlandaise a fondu comme neige au soleil, suivant les départs de Cruijff, Van Gaal ou Rijkaard. Seul Ibrahim Afellay aujourd'hui, fait perdurer la marque orange. On y préfère désormais les Argentins, dont Messi est la tête de proue. A Milan, le mix brésilo-batave a toujours fonctionné. Et il fonctionne toujours. Pep Guardiola s'en est aperçu hier soir.

Le hold-up parfait

Car les Blaugranas ont, comme à leur habitude, dominé outrageusement la rencontre. Mais présentement, quelques déficits de concentration leur font abandonner des points précieux. En championnat comme en Ligue des Champions. 2-2 contre la Real Sociedad ce week-end, encore 2-2 hier soir contre le Milan. Et pourtant ! Entre la 1ère minute et la 93ème, les Italiens n'ont pas vu beaucoup la chique. Ce qui ne les a pas empêché d'ouvrir la marque au bout de 24 secondes par le...Brésilien Pato, et égaliser à la 92ème par...le Brésilien Thiago ! Sur un corner du...Néerlandais Clarence Seedorf ! Deux buts marqués à chaque extrémité de la rencontre...Comme quoi, rien ne sert de courir...