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Maurice Belay : Il faudra être patient



Maurice Belay : Il faudra être patient
A un match de la fin de la saison, Nicolas Maurice-Belay se confie à SportMag. Du dernier match décisif face à Saint-Etienne, à son bilan individuel jusqu’aux bleus. Le milieu gauche virevoltant des Girondins de Bordeaux suspendu face aux verts dimanche se livre sans aucunes concessions.

SportMag : Nicolas, on arrive à la fin de la saison, avec un match face à Saint-Etienne que vous ne jouerez pas quel est votre bilan à la fois individuel et collectif ?

Nicolas Maurice-Belay : Le bilan est mitigé à l’image de cette année. C'est-à-dire avec des choses que j’ai bien faite et d’autre non. Cette année, il est vrai qu’on est mal parti mais pour l’instant on est 5ième et personne ne l’aurait cru. On a encore un match pour garder cette place.

SM : Francis Gillot a amené une certaine évolution dans l’équipe passant d’un 4-4-2 en revenant à un 3-5-2 où vous avez pu évoluer attaquant. Cela été un vrai changement pour vous qui n’avez que très peu joué à ce poste ?

NMB : Oui c’est vrai que ça été un changement bénéfique pour moi. C’est à ce poste-là que j’ai marqué tous mes buts. Ce fut bien d’une part pour l’équipe et pour moi individuellement.

SM : Vous ne pourrez donc pas jouer ce match face à Saint-Etienne, si Bordeaux s’impose chez les verts, Bordeaux jouera l’Europa League. Quelles sont pour vous les clés de ce match ?

NMB : Il faudra garder son calme, être patient. Cela va être un match sous pression d’un côté comme de l’autre. Surtout pour Saint-Etienne qui jouera à domicile et qui aura à cœur de prendre les trois points devant leur public.

SM : Finalement le coach Gillot a redressé une équipe qui était dans une spirale négative depuis 24 mois. Quel est votre ressentie sur le bordeaux d’aujourd’hui et celui que vous aviez affronté la saison dernière (Victoire de Sochaux 4-0)?

NMB : C’est différent puisque le Bordeaux sur lequel on parle est sur une durée plus longue. Alors que le match quand je jouais avec Sochaux était sur un match. C’est vrai que c’était un match où tout avait réussi pour Sochaux et moins pour les Girondins. Ce qui est bien en ce moment, c’est qu’on est monté en puissance. Personne ne nous attendait à ce niveau-là et on espère que cela sera bénéfique pour l’année suivante.

SM : Cette année, vous avez beaucoup apporté sur votre couloir gauche avec l’entente quasi-parfaite avec Benoit Trémoulinas. Pensez à un futur proche en bleus si les résultats de bordeaux se confirment la saison prochaine ?

NMB : On ne sait jamais ce qui peut se passer dans la vie. Néanmoins je n’y pense pas trop. Je veux d’abord réussir avec mon club. Si cela peut arriver tant mieux, cependant si cela n’arrive pas je ne serai pas déçu.


SM : On vous a souvent comparé comme un très bon joueur mais sans être décisif. Désormais vous faites taire un peu les critiques. Quel est votre sentiment vis-à-vis de cela ?

NMB : Les jugements au sujet de mon efficacité étaient vrais. Il fallait que je trouve de la réussite et être décisif dans les vingt derniers mètres. J’ai beaucoup progressé par rapport à ça cette saison. J’espère que la saison prochaine sera encore meilleure pour moi.

SM : Enfin une question sur l’Euro et donc les bleus, pensez-vous que l’équipe mener par Laurent Blanc peut-elle aller loin dans cette compétition ? Et pour vous, quelles sont les équipes susceptibles d’être dans le dernier carré de cet euro polo-ukrainien ?

NMB : Je pense que les équipes susceptibles d’être dans le dernier carré sont l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne et même les Pays-Bas. Ce sont des équipes qui ont énormément de garanties, de confiance en elles. Après concernant l’équipe de France, je pense que c’est une sélection en manque de confiance. Mais ces derniers temps, et notamment la prestation qu’elle a réalisé contre l’Allemagne (ndlr : victoire 2-1 contre la mannschaft), elle a montré qu’elle pouvait rivaliser avec n’importe qui. On peut remarquer qu’individuellement, chaque joueur arrive à s’imposer dans son club. C’est vrai que cela n’est pas normal que sur le plan collectif, on ne voit pas que tout ce potentiel ne joue pas à son maximum.

Florian Sabathier