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Mario Gomez, l’homme qui valait 30 millions


Après un mois de pause, c’est la reprise en Bundesliga et pour son leader, le Bayern Munich. Portrait de son buteur, Mario Gomez, l’homme qui valait 30 millions.


Miroslav Klose doit en faire des cauchemars. Il n’est même pas encore retraité et chasse encore les records, que son successeur pointe déjà le bout de son nez. Il fait même mieux que ça, il lui a pris sa place en sélection. Mario Gomez flambe depuis bientôt deux ans avec le Bayern Munich et la Nationalmannschaft.

L’autre (le vrai ?) Super Mario
185 buts en 225 titularisations ça vous pose le bonhomme. Plus complet que Klose, il a moins un profil de renard des surfaces. Super Mario (Gomez hein, pas Balotelli) participe plus au jeu, marque des buts plus variés. Mais comme pour Klose, quand il est dans les 6 mètres, l’adversaire peut commencer à se faire du souci. Si tant est qu’il ne s’en faisait pas dès le début du match. « Miro » doit sa renommée à ses performances en sélection avec 63 buts en 113 matchs, et son ambition affichée de déloger Ronaldo des tablettes de meilleur buteur de la Coupe du Monde. Mario Gomez, lui, en est à 21 buts en 50 sélections, mais il réussit beaucoup mieux au Bayern que son prédécesseur. Après une saison d’adaptation où il ne marque « que » 10 buts – un total qui ferait quand même rêver bon nombre d’attaquants de Ligue 1 – il explose la seconde saison. Il marque 28 buts en 32 matchs de championnat. Avant la trêve cette année il en était déjà à 16 buts… en 16 matchs. Auxquels il faut ajouter 7 buts… en 7 rencontres de Ligue des Champions.

Des buts, des buts et des buts, mais un tout petit palmarès

Formé à Stuttgart, il joue 6 saisons en Bundesliga avant de rejoindre le Bayern Munich. C’est pour sa troisième année en pro qu’il s’impose vraiment. Il dispute 30 matchs pour un total faible de 6 buts marqués. Mais sa carrière est lancée. Son ratio nombre de matchs - nombre de buts marqués ne fera qu’augmenter de saison en saison. 25 matchs, 14 buts en 2006 – 2007, le même nombre de matchs pour 19 buts l’année suivante, et 24 buts en 32 matchs en 2008 – 2009. A part une première saison creuse au Bayern – le poids d’un transfert à 30 millions d’euros à assumer – il confirme à chaque occasion. Paradoxalement, il connaît sa première sélection en équipe d’Allemagne la seule année ou Stuttgart ne joue pas la Coupe d’Europe. Ce qui ne l’empêche pas de planter 3 fois en 3 sélections. Des débuts à la Podolski, qui à 26 ans compte 95 sélections et 43 buts et avec qui il forme le duo d’attaque de la Nationalmannschaft. Une association avec Özil et Schweinsteiger en soutien qui devrait lui permettre de garnir son palmarès.

Un palmarès bien maigre pour l’instant. Il n’a remporté que deux Bundesliga, une avec Stuttgart, l’autre avec le Bayern ainsi qu’une Coupe d’Allemagne. Il fait partie de l’équipe du Bayern qui a frôlé le triplé en 2010, ne cédant qu’en finale de la Ligue des Champions contre l’Inter de Mourinho. Avec la Mannschaft il n’a connu que les places honorifiques, finaliste de l’Euro 2008 et troisième de la Coupe du monde 2010.

Mais à seulement 26 ans, il a encore du temps devant lui. Et les équipes qu’il faut aussi. Avec le Bayern et l’équipe d’Allemagne, nul doute qu’il va remplir sa vitrine de trophées.

Et en plus il arrive à remettre son short en courant.


Super Mario - Dave Hunt - Flickr Commons
Super Mario - Dave Hunt - Flickr Commons