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Mais que fait le PSG féminin ?


Parti pour dépoussiérer le championnat en contactant certaines des meilleures joueuses de D1 féminine début juin, le Paris Saint-Germain n'a toujours pas enregistré la moindre arrivée. En revanche, plus de dix joueuses ont déjà quitté la capitale. Bientôt suivies par beaucoup d'autres. Mais que fait le PSG ?


Un noyau dur bien présent

Mais que fait le PSG féminin ?
On attendait des recrues de qualités du côté du Paris Saint-Germain. Pour l'instant, une cadre de l'effectif parisien quitte la capitale chaque semaine. Sans parler des autres joueuses qui s'en vont, de celles qui arrêtent, des jeunes ou de l'équipe réserve. En tout, plus de dix joueuses sont allées exercer leur football ailleurs. Élise Bussaglia (Lyon), Julie Soyer (Juvisy), Léa Le Garrec (Guingamp), Coralie Reguengo (FA Marseille, D2), Bérangère Sapowicz, Nelly Mutnik, Delphine Blanc, Candice Prévost (arrêt), Laure Lepailleur. Aucune ne sera là l'an prochain et d'autres devraient les imiter. « On est tous inquiet au PSG, glisse un supporter, même les joueuses ne semblent pas savoir ce qu'il va se passer ». « Il y a beaucoup de départs, mais surtout beaucoup d'incertitudes » affirme une joueuse déjà partie. On a beaucoup entendu parler de Sandrine Brétigny, Louisa Necib ou Laura Georges. La première a pris la direction de Francfort en Allemagne. Les deux autres, malgré les déclarations de Patrice Lair qui ouvre la porte à leur départ, ne seraient plus si proches de la capitale que cela. Sans doute refroidies par l'ambiance froide qui entoure actuellement le Paris Saint-Germain féminin. En attendant, après 10 départs actés, Paris n'a pas recruté la moindre joueuse.


Bien sûr il n'y a rien de très alarmant. Si ce n'est que Juvisy et Lyon se renforcent plutôt bien et que Montpellier n'a perdu qu'une fille, la Japonaise Aya Sameshima (à confirmer). Le plus important est qu'il reste un groupe de joueuses de haut niveau à Paris. La défense se recomposera sans doute autour de Laure Boulleau et Sabrina Delannoy. Le milieu peut compter sur Léa Rubio et Caroline Pizzala. Et l'attaque n'a pas perdu ses deux percutantes joueuses de couloirs, Kenza Dali et Jessica Houara. L'arrivée récente de Farid Benstiti au poste d'entraîneur n'est sans doute pas étrangère au calme ambiant. Le technicien veut sans doute prendre ses marques et observer avant d'agir, lui qui sort de deux années en Russie. En conservant ce noyau dur et en ajoutant une défenseuse centrale, une milieu offensive axiale et une attaquante de pointe, Paris pourrait continuer à jouer les premiers rôles à la rentrée. « J'ai confiance en Farid et en l'avenir. Il faut attendre. Je suis sur qu'on aura une bonne équipe avant la rentrée, même si je pense qu'on se dirige vers une saison de transition, de reconstruction », explique Charles, blogueur et proche du club de la capitale. Les dirigeants attendent probablement la fin du mercato de la section masculine pour savoir quelles seront leurs possibilités. Cela donnera un recrutement tardif, peut être même au mois d'août après les JO. Le temps d'y repérer quelques pépites ? Pourquoi pas. Les JO terminent le 9 août, la première journée de D1 féminine a lieu un mois plus tard. Alors patience...

Oicem Saidoun