Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Lloris Hugo


24 ans - 1,88 m - Gardien de L'Olympique Lyonnais - 26 sélections en équipe de France


C'est à l'âge de 9 ans, que notre Hugo se fait remarquer dans le petit club amateur le CEDAC, d'un quartier de Nice. Il intègre alors le centre de formation de l'OGC.
Hugo connait la scolarité sans histoire de l'élève studieux et appliqué sachant se faire apprécier de ses enseignants (un tantinet fayot d'après mes sources). Il décroche son Bac S haut la main. Bref, une jeunesse, peu rebelle, partagée entre études et football à l'OGC Nice. Crise d'adolescence quasi inexistante. Tout juste deux ou trois boutons d'acné disgracieux qui lui valent ce quolibet : « Ouh ! La calculette ! » (Par honnêteté, je tiens à préciser que cette information n'est pas fiable à 100%).
Il joue son premier match, en Ligue 1, à seulement 20 ans. Et là, tout s'accélère.
On découvre ses qualités exceptionnelles. En 2008, il signe à Lyon (pile poil au moment où le club est sur la pente descendante, bien joué !), il intègre l'équipe de France dont il va devenir le gardien numéro 1.

Aujourd'hui, notre Hugo national est considéré comme l'un des tous meilleurs gardiens du monde. Qualités de détente et d'anticipation hors normes, bon sur sa ligne, véloce dans ses sorties, facile pied gauche et pied droit, précis dans la lecture du jeu, j'en passe et des meilleurs.
Mais ce garçon n'excelle pas seulement sur le terrain. Lors des interviews, il s'exprime de façon intelligible, analysant avec justesse les matchs. Malgré son jeune âge, il maîtrise déjà toute la rhétorique footballistique, usant habilement de la langue de bois quand nécessaire.
On le dit professionnel exemplaire ; travailleur, respectueux des consignes, courtois avec ses partenaires.
Enfin, on peut dire que son physique de premier de la classe est en adéquation avec son parcours. Un visage pâle de Gaulois à mettre en joie les obsédés de la race supérieure. Le gendre idéal !

Pour résumer, ce charmant garçon est une aubaine pour ses parents, sa (future ?) femme, ses beaux-parents, ses entraineurs, ses présidents, le football national et le football en général. Par contre pour moi, qui ai une certaine propension à dire du mal, ce type est un calvaire. Comment faire le portrait d'un garçon qui frise la perfection sans dégouliner de superlatif et de bons sentiments ? Il est tellement propre que Lloris est une vraie savonnette. Pas moyen de l'attraper. Je vais te dire franchement, ami lecteur, le risque de sombrer dans l'ennui et la platitude nous pend au nez.

En même temps, c'est à moi que j'en veux. J'ai envie de me dire : « pauvre couillon, mais quelle idée t'a pris de choisir Lloris alors que le portrait d'Anelka, un vrai bad boy, te tendait les bras ? » Vous noterez au passage que si je suis parfois acerbe et dur avec mes portraîtisés, je sais aussi l'être avec moi-même n'hésitant pas à m'insulter copieusement quand cela s'impose.
Et après tout, on a le portrait qu'on mérite. S'il veut un texte qui déchire, il n'a qu'à y mettre un peu du sien, monsieur l'irréprochable. Il commence par se coller un bon gros piercing en travers le pif, un tatouage anarcho-libertaire sur le front et une jolie crête sur sa tête. Et il me fait l'effort de partir en vrille de temps en temps. Allez, quelques suggestions, au hasard, puisées auprès de quelques collègues footballeurs qui excellent dans l'art du pétage de plombs : insulter son entraîneur, foutre un Machaouagouri dans la tronche d'un spectateur, fumer des clopes et un petit pétard à l'occasion, se faire flasher par des paparazzis, en boîte de nuit, à 3 du mat' complètement bombardé, se faire gauler à 220 Km/h par les keufs en zone urbaine, se payer une bonne pute, mineure de préférence, à l'occasion...
Be punk Hug !




TITUS