Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Lille - PSG vu des tribunes


Foutebol te fait vivre en exclusivité tous les lundis l'affiche du dimanche soir vue des tribunes par la voix de ses supporters. Aujourd'hui la rencontre entre Lille et le Paris Saint-Germain.


Lille - PSG vu des tribunes

La victoire de Montpellier à Toulouse dès vendredi, mettait clairement les Parisiens au pied du mur. Tout autre résultat qu'une victoire en terre lilloise, et c'est le titre qui pouvait définitivement s'envoler. Le champion en titre, lui, solidement accroché à la troisième place, se rapprocherait à deux points des Parisiens, et de la deuxième place directement qualificative pour la Ligue des champions. C'est sur une erreur individuelle, que les hommes d'Ancelotti, pourtant dominateurs et séduisants dans le jeu, laisseront le gain de la rencontre à leurs adversaires (2-1).

Ambiance de fête

Le Stadium Lille Métropole affichait complet hier soir pour accueillir l'affiche de la journée. Dans un kop surchauffé, Corentin des Dogues Virage Est, allait y laisser sa voix. " Il régnait une sacrée ambiance hier soir. Tous les Lillois étaient surmotivés à l'idée d'affronter le PSG. D'abord parce qu'il s'agit de Paris. Ensuite, parce qu'on pouvait réduire le nombre de points qui nous séparent de cinq à deux. Et puis n'oublions pas que nous sommes champions en titre. On a également un statut à faire valoir. Tout le long de la partie on a poussé nos joueurs à mort. Même l'ouverture du score par Pastore ne nous a pas fait faiblir. Alors après l'égalisation sur pénalty d'Eden Hazard, c'est devenu la folie. Puis quand Roux a inscrit le but de la victoire, je n'en parle même pas. Des matchs et des ambiances comme ça, on en redemande. Car il faut dire aussi qu'on a été gâtés par le spectacle."

1000 supporters parisiens

Un coup d'autoroute A1, et Nicolas et ses deux potes ont parcouru les 200 kilomètres qui séparent Lille de la capitale en un peu plus de deux heures. " Mais nous sommes arrivés deux heures avant le coup d'envoi. Pour ce genre d'affiche, pas question de prendre le moindre risque. On était à peu près un millier de Parisiens. L'enjeu était tel, qu'il nous a fait nous déplacer en nombre. Et Lille fait partie des déplacements les plus proches. Pour une fois le Stadium était chaud bouillant. Et on y a fortement contribué. Il faut dire que durant la première heure de jeu, notre équipe était plutôt bien. On a longtemps cru que ça allait passer, alors on a redoublé d'efforts dans nos encouragements, nos chants, nos cris. Malheureusement une erreur individuelle a tout gâché."


Eden Hazard est un phénomène

"J'ai trouvé qu'on n'avait pas été si mal en première mi-temps, analyse Corentin. Bien sûr Paris nous a posé des problèmes, mais il peuvent également remercier Sirigu qui a encore réalisé de belles parades. On a senti qu'après l'ouverture du score, la tension et le niveau de jeu montaient d'un cran. On était dos au mur. Une défaite et on se retrouvait à huit points des Parisiens et adieu la deuxième place. C'est là que le coaching de Garcia s'est avéré payant, avec les rentrées de Cole et Roux. Le premier a amené de la percussion, et le second a provoqué le pénalty. Quand Hazard l'a tiré, on s'est tous dit qu'il fallait absolument le marquer, car après, tout restait possible. Eden Hazard est un phénomène. Il n'a pas raté un péno de l'année. Alors ensuite, quand il a fait le coup du sombrero pour le deuxième but, on a cru devenir fou. On peut vraiment lui tirer un grand coup de chapeau. Maintenant, avec cette victoire, je pense qu'on peut aller chercher cette deuxième place. Notre calendrier semble plus facile même si on doit se déplacer à Montpellier."

La boulette de Sakho

Nicolas restait mi-figue mi-raisin après la rencontre. " Bien sûr, je suis déçu, car je pense que le titre s'est définitivement envolé. Mais on a vu du beau jeu. On ne pourra pas nous critiquer sur notre production. Je suis surtout très énervé après Sakho. Comment à ce niveau là peut-on commettre une pareille boulette. Ça annihile tout un travail d'équipe. Il est certain qu'il ne doit pas être en confiance car Ancelotti ne le fait pas jouer. Pourtant, à son poste personne ne s'est vraiment imposé. J'en veux également au coach d'avoir sorti Néné pour faire rentrer Lugano après l'expulsion. Il y avait sûrement meilleur choix à faire. Mais on s'est aperçu que les grands matchs restaient les matchs des grands joueurs. Pastore malgré une certaine nonchalance a été décisif. Tout comme Hazard à Lille. En tous les cas, il y a longtemps qu'on n'avait pas assisté à une rencontre d'un tel niveau. Il y avait tout. La qualité, la tension, l'ambiance et les joueurs. Ça s'est joué à un rien. Pastore tire sur la barre, Gameiro rate une grosse occase, et Sakho dégoupille." Le voyage retour dans la nuit aura été l'occasion pour Nicolas et ses deux potes, de chercher les chances de pouvoir quand même accrocher le titre. Loin d'être sûr.

Rendez-vous lundi prochain pour un nouveau vu des tribunes