Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Les joueurs anglais


Un joueur anglais dans le championnat de France, voilà quelques temps qu'on n'en avait plus croisé. Bientôt on en aura peut être deux et pas des moindres. D’abord Joe Cole, le Lillois, dont Fabien Audard, le gardien lorientais a déjà pu admirer la frappe de mule et bientôt, peut-être, M. Beck himself ! Regards sur une exception.


Rares sont les Rosbeef à avoir daigné franchir La Manche pour fouler nos pauvres pelouses pelées de Ligue 1.

L’Anglais serait-il un brin dédaigneux à l’encontre de nos joutes footballistiques ? Comment ne pas le comprendre. Pas un rond, pas de gros niveau, pas de public… de ce côté-ci de l’English Channel, ça joue petit, ça joue en fonction de ses moyens réels quoi ! Alors que Là-bas … « Tout est neuf et tout est sauvage, libre continent sans grillage » comme disait Jean-Jacques Goldman à la douce anglaise Sirima, deux ans avant qu'elle ne soit lardée de coups de couteau par un compagnon a little bit jealous– fin de la digression.

Là-bas, la meilleure télé du monde est capable de magnifier chaque geste, chaque atome d’ambiance.
Même un résumé de Swansea City AFCWest Bromwich Albion FC fait saliver. Les stades sont merveilleusement adaptés aux effusions : absence de piste d’athlé qui place les spectateurs à 10 bornes de l’action, conception chaudronnesque...

Remercions donc les quelques fadas à avoir préféré la D1 ou la L1 aux paillettes de la Premier League.

En premier lieu Magic Chris Waddle of course, et sa coiff' non moins Magic. Pilier du grand OM de l’ère Tapie-Goethals-Deschamps. Club qu’il quitta, comme Papin, pile quand il ne fallait pas, lors de l’intersaison qui précéda le sacre de 1993 à Munich. S’il fallait garder une image de Waddle, pour moi ce serait celle de son but face au Milan AC en quart de finale de la Coupe des Clubs Champions, en 1991… à la suite duquel il fut frappé d'amnésie, comme Thuram après son 2e but face à la Croatie en 98. Les Monégasques se souviendront du titre de champion de France 1988, glané avec les internationaux Mark Hateley et Glenn Hoddle. Les Niortais évoqueront le passage aussi éclair qu'inutile du buteur Lee Chapman.


 

Et aujourd'hui on a donc Joe Cole à Lille, prêté par Liverpool

A ce jour il a planté un superbe but face à Lorient, faisant admirer sa frappe surpuissante. Sympa non ?

Ah si ! J'allais oublier le cousin éloigné de Joe Cole, répondant au doux prénom de Al.

Oui, les connaisseurs n'auront pas effacé le fameux « Al Cole » de leur mémoire. Voici un rare document, résumant assez bien la teneur de sa carrière en France.
 

Et c'est à peu près tout... Alors bien sûr si les Beckham débarquent, alors là...

Au-delà de leur talent évident, ce qu'on apprécie surtout chez nos amis anglais, c'est d’entendre leurs interviews

Parce que l'anglais c'est quand même la langue des grands événements internationaux. Regardez, même dernièrement, quand notre DSK à nous se fait choper à l’anglaise (ou à l'américaine c'est presque pareil d'un point de vue purement linguistique). Ça a quand même plus de classe : « Guilty ! Shame on you ! » « Pig » Oh Yeah !

Et c'est aussi la langue unique et définitive du rock'n roll. The house of the rising sun ou Les portes du pénitencier ? Choisis ton camp camarade !

Des gars qui parlent fluently l'english c'est quand même vachement agréable. Ça met en perspective la qualité de l'enseignement en France, quand, après 7 ans de pratique scolaire, à raison de 4 heures de cours par semaine, un mec comme Jacques Santini s'en tire comme ça :


Quel plaisir d'entendre Joe Cole à la fin des matchs. Peu importe ce qu'il dit, ce doit être des trucs à la « Je crois que bon... ». Mais on peut fermer les yeux et l'imaginer balancer du lourd comme :

john_lennon.mp3 Façon John Lennon  (155 Ko)

martin_luther_king.mp3 Façon Martin Luther King  (255.5 Ko)

deep_purple.mp3 Enfin, façon Deep Purple. Un clin d'œil à son camarade Mickaël Landreau souvent rincé par les turpitudes du climat du Nord.  (332 Ko)

Alors bien sûr si la famille Beckham débarque, alors là... On a pas fini de s'en raconter.