Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Le foot made in France est de retour !


Franck Ribéry va gagner le Ballon d'Or (dont je trouve la liste des 23 très juste), et l'Europe entière saluera en cette fin d'année le travail de nos footballeurs et de nos entraîneurs Wenger, Blanc et Garcia, tous en tête de leur Championnat.


Marion Aydalot
Marion Aydalot
Situations mitigées et contradictoires pour le football français cette semaine en Ligue des Champions. Paris a trébuché contre le faible Anderlecht mais garde toutes les cartes en main pour terminer premier de son groupe, pendant que Marseille a une fois de plus déroulé un bon football avant de perdre. Le PSG connaît maintenant le sort des grandes équipes, quand un simple match nul étonne et déçoit tout le monde, alors que l'OM est retombée quelques décennies en arrière, quand les équipes françaises jouaient bien mais à qui il manquait toujours ce "petit quelque chose" qui garantissait le résultat.



Les Marseillais en ont terminé avec l'Europe cette saison

Et c'est peut-être ce qui les fera remonter la pente en championnat. Sans concurrence extraordinaire, ils sont tout-à-fait capables, sur leur talent (Valbuena, Thauvin, André Ayew) de talonner Paris et Monaco et de s'installer durablement sur la troisième marche du podium de la Ligue 1. Car Lille ne tiendra pas le rythme. Oui, je sais, on disait la même chose de Montpellier il y a deux ans, avec déjà René Girard à la baguette. Mais un miracle, par définition, n'arrive qu'une fois, et le LOSC fera un excellent représentant de la France l'an prochain en Ligue Europa. Une compétition que ne disputera pas l'OL, empêtré par le coût de son stade et donc dans l'impossibilité de recruter des joueurs majeurs pour encadrer les trop nombreux jeunes.



PSG : la crise de novembre est reportée à mars

Le PSG, lui, est maintenant à l'abri d'une crise "nationale". Le nouveau style de jeu offre des garanties, la mentalité de son groupe italo-brésilo-sudaméricain rend inimaginable une mauvaise série en Championnat. En revanche, au printemps prochain, quand il aura peut-être fallu éliminer dans la douleur Schalke, la Juve ou le Borussia Dortmund en huitièmes, il faudra se coltiner un Bayern ou un Barça, et là le niveau risque d'être inaccessible. Non pas pour les joueurs parisiens, dont beaucoup sont rompus aux exigences du foot de très haut niveau, mais peut-être pour l'encadrement du club, moins habitué à fréquenter les cimes du football européen. Je salue le travail tactique de Laurent Blanc, il lui reste à prouver qu'il est aussi, et avant tout, un manager. Surtout dans la tourmente.

De ce prochain mois de mars j'exclue Manchester United et le Real Madrid
Les Mancuniens tenaient depuis des années sur la poigne et l'exceptionnel mental d'Alex Ferguson. Sir Alex parti, c'est Manchester United qui est en train de partir à son tour. Même chose pour le Real de mon ami Carlo Ancelotti : lui-même n'est pas en cause, mais il me semble que le club tout entier est sur le déclin. Tout relatif bien sûr, mais un déclin lent qui provient de cette espèce d'habitude d'être tout en haut et par conséquent d'incompréhension quand les choses ne tournent pas rond. Manchester United et le Real doivent retrouver leurs vertus, ça ne se fera pas en quelques mois.


En revanche on pourrait voir émerger des concurrents en retrait ces dernières années

Arsenal, au jeu chatoyant, Manchester City, la meilleure attaque d'Angleterre, l'Atletico Madrid, solide et brillant à la fois. Dans notre Ligue 1, je ne pense pas que l'AS Monaco viendra perturber Paris. Un bel effectif certes, un Falcao toujours aussi tueur dans la surface (même si je préfère un Cavani plus actif dans le jeu et aussi réaliste), Moutinho et Toulalan au milieu, des jeunes très doués sur les côtés. Mais aussi un banc trop juste et une défense lourde, dans laquelle j'aimerais qu'on fasse moins d'humanitaire avec Eric Abidal. L'ex-Barcelonais a une énorme carrière derrière lui, mais le fait d'avoir été très malade n'autorise pas forcément ses coaches (Ranieri et Deschamps) à le faire jouer quand d'autres feraient mieux. Toujours à l'aise techniquement, ne paniquant jamais, Abidal est quand même beaucoup plus lent et moins puissant qu'auparavant, et c'est bien logique. En Ligue 1, face à certaines équipes (disons une petite quinzaine...) ça passe plutôt facilement, mais en Bleu cela me semble trop juste, et surtout injuste pour les Koscielny et autres Varane qui postulent.



Car nos Bleus, emmenés par les Ribéry, Pogba, Matuidi et autres Giroud, vont passer l'Ukraine

Franck Ribéry va gagner le Ballon d'Or (dont je trouve la liste des 23 très juste), et l'Europe entière saluera en cette fin d'année le travail de nos footballeurs et de nos entraîneurs Wenger, Blanc et Garcia, tous en tête de leur Championnat. La force Made in France est de retour mes amis ! M'enfin voyons, si je vous le dis ;-)


---
Article initialement posté sur : http://leplus.nouvelobs.com