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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Le PSG va-t-il tuer des stars?



Le PSG a entamé, l’an passé, une campagne de recrutement dantesque. Le but : atteindre le sommet du football français. Si la première saison en mode Qatar n’a pas amené le succès escompté, la seconde devrait faire parler la domination parisienne.

Le PSG qui monte, fait aussi présage de relèvement du niveau global de la Ligue 1. Les dauphins ne vont pas se laisser faire, et seront forcés de relever leur niveau, soit en trouvant des investisseurs, soit en expérimentant de nouveaux modes de fonctionnement. Lille, par exemple, a choisi le chemin du stade et de la raison.

Le PSG, c’est donc une aubaine pour le football français tout entier. C’est, aussi, une aubaine pour certains joueurs. Pastore, Alex, Lugano, Sissoko, Thiago Motta ou encore Lavezzi, se sont vus offrir un pont d’or. Le chemin qui mène à paris remplit les poches. Mais au-delà de ça…

Il ne faut pas se leurrer, la Ligue 1 ne fait plus partie des meilleurs championnats européens. Pourtant, Paris attire des joueurs évoluant (ou presque) en Premier League (Alex) et en série A (Sissoko, Lavezzi, Pastore, Menez). Tous y voient très bien ce qu’ils peuvent y faire. Gagner un titre, sans doute. Prestigieux ? Assurément moins. Et gagner, en plus d’une médaille, de jolis billets.

Et franchement, c’est notamment à Paris que se révèle le sens de l’argent. Argent qui guide les footballeurs. Sissoko a quitté la Juve, où il était en manque de temps de jeu. Pastore a quitté Palerme, mais était destiné à rejoindre un top-club européen. Thiago Motta a quitté l’Inter, pourquoi ? Lugano a quitté l’argent turc pour le « français ». Alex a quitté Chelsea à la manière d’un préretraité qui rejoindrait l’Amérique… Lavezzi, a quitté son club de cœur, pour une écurie sans doute moins clinquante. On a tout compris non ?

Mais soit, pourquoi pas ? Pourquoi un joueur ne pourrait-il pas choisir l’argent, jouer la C1 avec le PSG, peut être la gagner dans quelques années ? Hé bien je sais pourquoi. J’aimerais prendre deux exemples, ceux de Pastore et de Thiago Motta.

Pastore, la star déchue

Javier Pastore, la star de Palerme, la star des jeunes de série A avec Alexis Sanchez, la star du mercato parisien, la star du mercato français, la star de l’effectif français, la future star de la Ligue 1, blablabla ! 40 millions d’euros, plus que son prix. Mais les Qataris ont ce qu’il faut alors pourquoi se priver. Comme ça, on fait croire en la force d’attraction parisienne. Soit. L’argentin arrive, dort du montant de son transfert. Il se croît le meilleur, pense qu’il va survoler le championnat. Et paf, on connaît le résultat. Finalement, il a choisi ses matchs, et à brillé dans les gros. Pour le reste, c’est 0. Quelle motivation lorsque l’on joue face à Caen, ou Evian et compagnie ? Soit, son niveau a considérablement diminué. Et le prodige a perdu sa place en équipe nationale.

Thiago Motta, trop facile

A l’Inter, il jouait son jeu : box-to-box, devant puis derrière. A la récup’ comme dans le rectangle. Infiltration, repli. Un joueur complet, capable de marquer. A Paris, il est positionné devant le rectangle. Pas pressé ou peu, Peut avancer relativement haut sans trouver d’obstacle, tranquille la vie. Résultat, de retour en équipe nationale, il a du mal à faire la passe. Le pressing auquel il était habitué lui est devenu difficile. Et sa maîtrise technique semble envolée.

Prochains sur la liste ?

Lavezzi, tout un symbole en Italie. Celui qui est sans doute le plus percutant, capable de s’introduire en n’importe quelles lignes défensives. On connaît les défenses italiennes, les espaces laissés, mais on connaît aussi la vivacité de l’argentin. « No lavezzi, no party » comme on dit à Naples. La bannière du Naples vainqueur, et renaît de ses cendres, c’est ainsi envolée. Non pas pour une grande écurie européenne mais pour Paris.

Thiago Silva, l’un des meilleurs défenseurs du monde, pourrait filer en France ? Ce serait un choc pour le monde du football, et un grand coup pour le football français. Mais est-ce possible de garder son niveau, en jouant dans une Ligue 1 encore faible, comparée aux grands championnats ?

C’est la question que je vous pose.

Brandon Lattuca