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Laurent Blanc : "Les 45 premières minutes, on ne les a pas jouées"


Le discours musclé et mobilisateur du staff des Bleus a réveillé les joueurs face à la Bosnie, mardi (1-1). Après une première période proche du néant, l'équipe de France s'est retrouvée pour arracher sa qualification pour l'Euro 2012.


A la fin du match face à la Bosnie (1-1), Laurent Blanc avait en tête la qualification pour le prochain Championnat d'Europe, bien sûr. Mais il n'avait certainement pas oublié que ses joueurs avaient aussi livré une première période indigne de leur statut et de l'enjeu de la rencontre. «Les 45 premières minutes, on ne les a pas jouées, a regretté le sélectionneur. Le discours à la mi-temps a été de savoir si les joueurs voulaient aller en barrages ou à l'Euro. On leur a demandé de se lâcher. J'ai été abasourdi par les erreurs de la première période. On a été transparent.»

«Pendant les premières minutes, on n'a pas touché la balle, a repris Samir Nasri. Dans l'ensemble, en première période, il y a eu trop d'approximations techniques, on s'est mis en difficulté tout seul.» Le meneur de jeu des Bleus a également avoué qu'en plus de Laurent Blanc, «Jean-Louis Gasset (les) avait bousculés à la pause», permettant aux joueurs de se libérer. «On s'est remis en question, et on enfin rejoué au ballon», a confirmé Kévin Gameiro.

«On ne voulait pas vivre dix jours sous pression en novembre»

«Tétanisés» par l'enjeu, dixit Florent Malouda, les Bleus ont écouté les remontrances du staff, mais se sont également «dit les choses» entre eux, a avoué Anthony Réveillère. «Il fallait montrer un autre visage, par rapport à ce qu'on sait faire et par rapport à l'événement.» Un événement dont ils sont clairement passés à côté pendant 45 minutes.

Mais la perspective de se replonger dans un barrage dangereux alors qu'ils étaient maîtres de leur destin a bizarrement désinhibé les Français. Yohan Cabaye : «On s'est fait secouer à la pause par le coach. Ça a payé. On est revenu avec de bien meilleures intentions. A la mi-temps, on s'est dit que soit on continuait comme ça et on allait tout droit vers les barrages, soit on se réveillait. On ne voulait surtout pas vivre dix jours sous pression en novembre.» Grâce à leur réaction, ils connaîtront une fin d'automne nettement plus décontractée.

Source : France Football > Cédric Chapuis, au Stade de France