Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Garcia Marquez, ce free fighter


La coupe du monde des moins de 20 ans démarre vendredi en Colombie...


Avez-vous lu l’histoire de la famille Buendia ? Non ? C’est un tort. Cent ans de solitude est certainement, et de très loin, l’un des cinq meilleurs romans de tout le XXe siècle.

Car oui, parler du football en Colombie (surtout lorsque l’on n’y connaît rien comme moi) me fait d’abord penser à cette fresque familiale livrée sur six générations par le prix Nobel de littérature, Gabriel Garcia Marquez.


Aimait-il le foot Gabi ?

Sûrement, car la Colombie est un pays de passionnés. Et puis, si j’en crois par cette lecture saine, Garcia Marquez évoque le jeu dans Cent ans de solitude d’une façon particulièrement intéressante. « Un jour que le père Nicanor s'en vint le voir sous son châtaignier avec un damier et une boîte de jetons pour le convier à jouer aux dames avec lui, José Arcadio Buendia ne voulut point accepter car, lui dit-il, jamais il n'avait pu comprendre quel sens pouvait revêtir un combat entre deux adversaires d'accord sur les mêmes principes. »


On arrête là ? Ou bien le tournoi peut tout de même commencer ?

Non, plus sérieusement, il y a quelque chose d’inespéré dans ce que dit Garcia Marquez. Cette idée qu’au fond il vaut peut-être mieux s’affronter lors de jeux dont les règles ne seraient pas identiques pour chaque protagoniste.

Une apologie de la triche ? Un free-fighter avant l’heure ?
Quoi qu’il en soit, pour moi c’est bien Garcia Marquez qui donne le « la » à cette Coupe du Monde des moins de 20 ans, n’en déplaise à Asprilla ou a Valderrama.