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France-Bosnie-Herzégovine : Les réactions des Bleus


A l'issue de la rencontre face à la Bosnie-Herzégovine mardi soir au Stade de France (1-1), les joueurs de l'Equipe de France sont revenus sur cette rencontre très disputée qui leur a ouvert les portes du Championnat d'Europe 2012 en Ukraine et en Pologne en juin prochain.


Eric Abidal
"On est passé à travers en première période et on a montré un autre visage en deuxième période. Au début, on les a laissé jouer alors qu'ils avaient des joueurs techniquement à l'aise. A partir du moment où on a pu faire le pressing, on a pu jouer vers l'avant en deuxième période. Beaucoup de joueurs ont participé à l'aventure, mais il ne faut pas oublier qu'il y avait beaucoup d'absents sur ces deux matches. Moi, je me sentais capable de jouer, mais ça me tire un peu. A l'Euro, si on passe à travers une mi-temps, on le paiera cash, mais on peut aussi y faire quelque chose. Il faut attendre d'avoir l'équipe au complet pour voir ce que ça donne".

Florent Malouda
"Cela a été dur. On a mal commencé, je ne sais pas si c'est à cause de l'enjeu ou de la pression à domicile. C'était vraiment différent du match aller, on était tétanisés. En n'étant menés que 1-0, on s'en tirait bien, et à la mi-temps, on s'est dit que cela ne nous ressemblait pas, et que si on voulait aller à l'Euro, il fallait le mériter, c'est un peu tiré par les cheveux. Laurent Blanc n'était pas très content, il fallait faire des ajustements, on avait manqué de cohésion. On avait l'impression que la Bosnie jouait à domicile alors que d'habitude, on cherche à avoir la possession de balle. Ces matches apportent beaucoup d'expérience à une équipe jeune, surtout quand ça se passe bien. Il s'est passé un peu la même chose que contre l'Irlande. Ce qu'on retient, c'est qu'on a montré du caractère en deuxième période. Ca fait longtemps qu'on n'avait pas fait le tour du stade ici, c'est agréable de communier un peu avec le public. Dans le vestiaire, il y avait deux bouteilles de champagne, elles sont parties vite".

Samir Nasri
"On est qualifié. Malgré notre jeune âge, on a montré qu'on était capable de réagir. Sur l'action du but, Marvin a la balle, je la demande en profondeur et il me la met. Je suis à la lutte avec Spahic, il a un peu l'avantage mais je la récupère et il y a faute à 200%. Avant le match je m'étais désigné pour tirer les penalties. Quand je prends la balle j'essaie de respirer car j'ai une trachéite depuis quatre jours. J'ai pensé à Wenger qui m'avait dit qu'on peut tirer les penalties quand on a subi la faute et ça a marché. A un moment donné, il faut prendre ses responsabilités, je n'ai pas eu peur. J'ai déjà joué des matches à enjeux, je ne me suis pas posé de questions. En première période, la qualité de jeu des Bosniens nous a empêché de faire tourner. On a aussi une équipe jeune. A la mi-temps, Gasset nous a bousculés. On avait besoin de se remettre en confiance en essayant de garder la balle. Malheureusement on a fait preuve de trop d'approximations techniques et on a été mis en difficulté. On a joué avec un groupe amoindri et on s'est qualifié sans des joueurs cadres, c'est bien pour la suite. Maintenant on a six mois pour se préparer avec des matches sans pression et jouer libérés. Il nous manque un peu d'expérience, de vécu ensemble mais il n'y a pas de quoi baisser les yeux devant les autres équipes."

Adil Rami
"C'était un moment un peu particulier. Inconsciemment il y avait peut-être un peu de pression, c'était difficile. A un moment donné, on se pose des questions. Avec Dzeko ça a été très dur. C'est un très bon joueur en pivot. Au match aller, j'avais été plutôt bien sur lui, ce soir c'était plus délicat. Il y a des jours avec et des jours sans. La qualification c'est quelque chose de grand, de beau. Mais il faut encore avancer. Il y a 15 mois, on était là, presque tous nouveaux, on a déjà bien avancé. Parfois il faut souffrir pour grandir. La page Knysna était déjà tournée et moi je n'y étais pas. Peut-être que ça va nous permettre de nous lâcher, on verra lors des matches amicaux. Avec Pjanic ce n'était pas la grande guerre non plus. On m'a demandé ses qualités et ses défauts et on n'a retenu que son petit défaut."

Anthony Réveillère
"L'important c'était la qualification. On pensait qu'on aborderait mieux le match. Mais ils sont venus avec rien à perdre, ils ont joué le jeu. Ca a été dur pour nous mais on n'a pas lâché. A la mi-temps on s'est dit les choses, qu'il fallait montrer un autre visage, que c'était une finale. On savait qu'un nul nous qualifiait et qu'il ne fallait pas paniquer, continuer par le jeu. Mais à 1-0, on ne faisait pas les malins. Dans le vestiaire, il y avait du soulagement, de la fatigue et surtout de la joie. On est très heureux. C'était l'après coupe du Monde. On a commencé par une défaite, on a su rebondir et il y a une belle série en cours."

Source : FFF