Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Eric Abidal


Je n'avais aucunement l'intention de faire le portrait d'Eric Abidal. Non pas qu'il s'agisse d'un mauvais joueur.


Au contraire ! Doté de grands pinceaux, il est rapide, solide et pas maladroit pour un défenseur. Il est un des piliers de l'équipe de France et son palmarès en club fait bien des jaloux. En fait, je n'avais pas envie de parler de lui parce que je le trouvais trop lisse : pas d'esclandre, pas de déclarations intempestives, pas d'adultère avéré avec une nouvelle star, pas d'agression caractérisée sur un adversaire ou une petite vieille. Affligeant de banalité pour ne pas dire d'ennui.



Et puis, le 15 mars 2011, cadeau du ciel !

On apprenait, merci mon dieu, par le FC Barcelone, qu'Éric Abidal souffrait d'une tumeur au foie et devait subir une opération chirurgicale. Même ignorant de la chose médicale, il faut reconnaitre que le nom de cette maladie ne prête guère à l'optimisme : « tu meurs » au foie. C'est aussi explicite que définitif. Lorsque votre docteur vous annonce avec une tête d'enterrement, une tumeur, ça sent le sapin. Tout affecté, je me suis dit, comme ça, que notre pauvre Riri avait déjà un pied dans la tombe, qu'on l'attendait à mourir. La famille football était quasiment en deuil. Une tragédie ! J'apprenais quelques jours plus tard que le moribond était opéré par le docteur Josep Fuster Obregon (que je ne connais pas personnellement), au centre hospitalier de Barcelone et je brûlais un cierge.

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