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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Déni de Foutebol



Après cette cruelle et pourtant évidente victoire (0-2) du FC Barcelone, le peuple madrilène aurait tort de se réfugier derrière l’arbitrage alors que son équipe a refusé de jouer.

© Nina Malyna | Foutebol.com
© Nina Malyna | Foutebol.com
Combien de tirs ? Combien d’occasions de but ? On attend d’une équipe du standing du Réal qu’elle gagne ou qu’elle perde avec la manière. Comme un toréador (je ne suis pas convaincu par cette comparaison couleur locale). Un peu de fierté, du panache, por favor !

Demander à des joueurs comme Ronaldo, Di Maria et Ozil de passer un match à défendre confine au ridicule. C’est contre nature ! C’est contre football ! C’est contre productif !


La désolante tactique mise en œuvre par le Spécial one, ne se justifie que dans la victoire.

Que ceux qui se pâment devant le génie tactique de Mourinho mesure ce qu’il reste après pareille défaite.
Pourquoi ne pas envisager un gardien, neuf défenseurs et Adébayor devant pour marquer sur corner ?
N’est-il pas ridicule de laisser des joueurs de la trempe de Kaka, Benzéma et autre Higuain sur la touche ?
Voir ce pauvre Xavi Alonso, qui s’est régalé en équipe nationale d’Espagne, l’été dernier, errer comme une âme en peine dans ce schéma tactique me laisse pantois.

Quand Christiano Ronaldo lâche "Je n'aime pas jouer avec ce système de jeu, mais je dois m'adapter car il le faut. » il me ferait presque de la peine, lé pobré gominé. On imagine sa frustration de se voir imposer cette exécrable stratégie défensive. Qui sait s’il ne rêve pas de jouer dans une équipe comme le Barça.

Car voir Barcelone gagner apporte un double bonheur ; se régaler d’une belle équipe qui joue avec grâce et se réjouir du triomphe de certaines valeurs du football.


La vision du football de Monsieur Mourinho est attristante, faite de provocations, de surenchères médiatiques, de narcissisme exacerbé.

Tout ça au service d’un déni de football.
Il ressemble au monde d’aujourd’hui qui ne s’embarrasse ni de morale ni d’éthique. La fin justifiant les moyens. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse de la victoire.
Je me demande, si avec ou sans résultat, le football de Mourinho ne sentirait pas un peu des pieds.


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