Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


De Bogota - Un final sous la pluie ?


A l’heure où j’écris ces lignes, le premier mondial colombien n’est plus très loin de fermer ses portes. Il est 10 heures (17 heures à Paris), et dans sept heures débuteront les festivités. La ville est encore calme, épuisée par une nuit sans sommeil car la "nuit blanche" avait lieu hier soir.


Du côté du « Campin », il y a aura pour la génération 91 de Francis Smerecki, une troisième place à aller chercher.

Photo : José Carlin - Foutebol
Photo : José Carlin - Foutebol
Face à un bon Mexique, au jeu relevé, cette petite finale promet d’être riche techniquement et bien loin des habituels matches destinés aux « coiffeurs » comme le précisaient hier les deux entraîneurs lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match. « Une troisième place, et donc être sur le podium à la fin de ce Mondial, ça se défend ».

Passée la déception de mercredi soir à Medellin face au Portugal, les compagnons du capitaine Fofana se sont remobilisés et veulent donc laisser quelques bons souvenirs de cette génération 91 du côté de Bogota.

Jeux décousus

Quant aux deux équipes finalistes, il est bien difficile de se prononcer. Le Portugal qui n’a pris aucun but depuis le début de la compétition (un record dans l’histoire des Mondiaux) s’attend à un match difficile face à des Brésiliens qui sont montés en puissance tout au long de la compétition. S’il ne sera pas difficile de se comprendre sur le terrain du point de vue linguistique, en revanche côté jeu la donnée est moins certaine. L’une comme l’autre de ces formations ont un jeu assez décousu, moins fluide qu’une équipe d’Espagne ou même de France par exemple.

Un doute subsiste pour la fermeture des portes mondialistes : la météo.
Hier vendredi, la pluie a contraint les finalistes à ne pouvoir s’entraîner sur la pelouse de la finale, et la météo ne s’annonce pas meilleure samedi aux environs de 17 heures…

La Colombie à l’heure

Quoi qu’il en soit, cette première Coupe du Monde en Colombie restera une franche réussite pour un pays, dont il y a encore quinze ans, on ne parlait que pour en évoquer ces cartels mafieux de drogue. L’histoire semble avoir pris un autre pas, et s’il reste encore beaucoup à accomplir, il est certain que ce pays tout autant que son ballon tournent dans le bon sens.