Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Copa America : La Celeste au zénith


Comme on pouvait s'y attendre, l'Uruguay a disposé facilement du Paraguay pour remporter la 43ème édition de la Copa America, et son 15ème titre perso (record).


Que te dire sur cette finale inédite sans vouloir te la raconter littéralement ? Que la logique a été pour une fois respectée ? Ouaais. Que les stars valident leur statut lors des grands rendez-vous ? Aussi. Que le Paraguay est capable de perdre un match ? Pourquoi pas. Mais également quoi qu'on en pense, que la montagne n'a pas accouché d'une souris. Faut pas être trop difficile non plus. On connaissait par avance l'opposition de styles qui allait nous être proposée, et on n'a pas été déçu. Des Guaranis qui allaient se montrer attentistes et qui pouvaient durcir le jeu, face à une Celeste qui avait tout intérêt à prendre le jeu à son compte, car elle en avait largement les moyens.

Luis Suarez lance la rencontre

A cet effet, l'ouverture rapide du score par Luis Suarez tombait du ciel comme une bénédiction. Un geste technique dont il a le secret ponctué d'une frappe croisée qui trompait Villar. Avec un peu de réussite, certes, car si le tir n'est pas dévié, notre ami Justo la cueille comme une fleur (12'). Paradoxalement, cette avance au tableau d'affichage, ne provoquait pas l'effet escompté chez les Uruguayens, qui tombaient dans le faux rythme imposé par leurs adversaires, à la recherche de la solution idoine. C'est pour ça que pendant une petite demi-heure, les "taquets" se sont mis à tomber. Et dans cet exercice, chacune des deux équipes a fait preuve de solides arguments...

Zorro est arrivé

On a coutume de dire, et ce à juste titre, que pour débloquer ce genre de situation, il faut un éclair de génie. Et c'est là, que LA star doit entrer en scène. Dans son rôle, Diego Forlan. Crinière blonde au vent, c'est lui qui est à la conclusion d'un contre amorcé par Rios, et qui déclenche du pied gauche, une frappe aussi inouïe de puissance que de précision (41') ! Pour celui qu'a un peu joué au ballon, tu sais que sur ton mauvais pied (si tenté que notre ami Diego en ait un), un tel geste relève de l'exploit. Enfin, à 2-0 à quatre minutes de la pause, si le sort de la rencontre n'est pas définitivement scellé, ça augure d'un final sans trop de suspense.

Forlan le héros

Très logiquement, la Albirroja ne s'en remettra pas. Sans pour autant rendre les armes, témoin cette reprise de volée de Valdez détournée du bout des ongles par Muslera sur la transversale, qui aurait pu changer la physionomie de la rencontre. Le succès uruguayen allait donc être parachevé par Forlan, qui devançait la sortie de Villar pour le battre d'un plat du pied...gauche...croisé. Notre bon Justo pourra se consoler avec le titre de meilleur gardien du tournoi. Luis Suarez remportant celui de meilleur joueur. La Celeste (co-détentrice du record de victoires avec l'Argentine), grâce a ce succès, devient la première nation a remporter 15 fois l'épreuve. Un record acquis sur le sol argentin...tout un symbole.