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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Copa America : Batista et Menezes maintenus


Malgré les éliminations prématurées des deux grands favoris de la compétition, les deux sélectionneurs conservent la confiance de leurs fédérations...


De ces décisions qu'on peut juger plutôt clémentes, mais qui restent dans une logique de continuité, on peut conclure deux choses. Que la Copa America n'engendre pas le même impact sportif qu'un Euro sur le Vieux Continent, et que la prochaine coupe du monde qui aura lieu au Brésil demeure un objectif prioritaire. Pour les deux grandes nations sud-américaines, pas question de se planter. Rester maître sur son sol est une obligation. Jamais depuis la création de la plus grande compétition mondiale, il n'en a été autrement. Alors pas de bouleversement précipité ont décidé les deux fédés. Place au travail sur le long terme et dans la sérénité.

Batista mis en garde

Chez les équipes en (re)construction, sans vouloir me montrer trop réducteur, les tournois continentaux servent de tremplin ou de préparation. Les exemples sont nombreux. C'est une des raisons qui maintenu Batista et Menezes à leurs postes. La fédération argentine a quand même prévenu : «Sur un plan sportif, ça n'a pas été très bon, mais il y a un avenir important avec les éliminatoires du mondial brésilien. Il faut que cela serve pour que les erreurs commises ne soient pas reproduites, et il faut avoir la sagesse nécessaire pour savoir en quoi [l'équipe] s'est trompée. Batista doit se protéger et voir les joueurs dont il n'a pas besoin. C'est le moment pour lui de faire des changements, et nous espérons qu'il les fera».

Menezes veut rebondir

En terme de contenu, sans vouloir trop charger l'Argentine, le Brésil s'est montré quand même nettement supérieur. Même si le sélectionneur s'avoue triste de l'élimination, il veut que celle-ci serve de leçon. On ne peut que le rejoindre dans cette analyse. Le Brésil dispose d'un réservoir immense et sa formation est composée d'une génération très jeune et prometteuse. Si la réussite avait été au rendez-vous, on épiloguerait moins aujourd'hui. Une chose est sûre. Lors du mondial brésilien, Menezes ne fera pas travailler les tirs au but, et les points de penalty seront nickels !

Joao Coimbra de Mames