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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Copa America : Au tour du Brésil !


Après la Colombie et l'Argentine, c'est au tour du Brésil et du Chili de quitter prématurément la compétition...


Décidément, cette 43ème édition de la Copa América n'a pas fini de nous délivrer son lot de surprises. On a frôlé le deuil national il y a deux jours avec l'élimination du pays hôte, c'est maintenant le double tenant du titre et archi favori brésilien qui rentre à la maison plus vite que prévu. Eliminé aux tirs au but par un Paraguay dont le gardien Justo Villar avait trempé les mains dans le bénitier !! Car sans lui, les Auriverdes, qui ont dû se procurer une bonne dizaines d'occases, l'auraient largement emporté. Des arrêts de ouf, il en a réalisé un paquet, notamment devant Lucio (33e) ou Pato (73e, 82e). Accompagné de la "baraka" qui va bien, il a été également tout heureux de voir ses défenseurs Alcaraz et Barreto le suppléer sur sa ligne, lorsqu'il était battu (49e, 84e).

Une séance de pénos inimaginable

Alors quand s'est profilée à l'horizon l'inéluctable séance de tirs au but, on s'est dit qu'avec ce gardien "chaud bouillant" ça risquait d'être compliqué pour les coéquipiers de Lucio. D'autant qu'en face, son homologue Júlio César avait risqué la pneumonie devant un chômage technique long de 120 minutes. Mais de là à penser qu'aucun Brésilien n'allait réussir sa tentative...C'est pourtant ce qui arriva ! Et les deux réussites de l'excellent Estigarribia et Riveros suffirent à propulser les Guaranis en demi-finale. Les Brésiliens qui ont pourtant tout tenté, quittent la compétition la tête basse. Mais laissons mûrir cette jeune et talentueuse génération, qui devrait atteindre sa plénitude lors de la coupe du monde 2014...au Brésil. Le Paraguay, qui n'avait plus atteint le dernier carré depuis 1989, défiera le Vénézuéla surprenant vainqueur du Chili (2-1).

Sergio Pezzotta domine les débats

Au delà la rencontre en elle même, si je devais sortir l'homme du match, ce serait incontestablement l'arbitre argentin Sergio Pezzotta. Parce qu'on a vu des choses plutôt sympas durant ce quart de finale. Même si des "taquets", les deux formations s'en sont donnés, on a assisté à des gestes de fair play trop rares dans ce type de situations pour qu'on ne s'y attarde pas. Et que dire de la prestance de Monsieur Pezzotta !!! Un arbitre qui prend affectueusement par le cou un Nelson Valdez pour le calmer, sourire aux lèvres, puis lui faire voir sa montre en fin de rencontre pour lui expliquer son coup de sifflet final, j'en redemande. Rester à trois mètres de l'échauffourée brésilo-paraguayenne sans broncher, attendre calmement son terme pour distribuer les deux cartons rouges nécessaires, génial. D'excès d'autoritarisme ? Aucun. Mouvements ou gestes théatraux ? Jamais. Toujours le souci d'expliquer calmement ses décisions et de favoriser le jeu...Quoi dire de plus ? Vous faites honneur Monsieur Pezzotta à une corporation si souvent montrée du doigt. Je me devais de le dire...

Diegito Mamista