Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Coluche, Balavoine et... Guadalajara !


II y a 25 ans jour pour jour, se déroulait au stade Jalisco de Guadalajara, un des plus grands matchs de l'histoire de l'équipe de France...


Un quart de siècle déjà que disparaissaient (accidentellement ?) les deux légendes qu'étaient Coluche et Daniel Balavoine. La tristesse est restée intacte, ainsi que les doutes concernant leurs décès. Un quart de siècle également que l'équipe de France affrontait les redoutables Brésiliens en quart de finale de la Coupe du monde. " Une finale avant la lettre", titraient les gazettes, à juste raison d'ailleurs. La France championne d'Europe en titre et son "carré magique" Platini, Giresse, Fernandez et Tigana, face à la meilleure équipe du monde et sa pléïade de stars, Socrates, Branco, Junior, Careca et Zico pour ne citer qu'eux.

Careca...puis Platini

Dire qu'on a dominé les Brésiliens serait faux (tout comme en 1998 d'ailleurs, si tu regardes le match d'un peu plus près!!). Par contre, en terme d'intensité, on a atteint un niveau rarement égalé. Car les potes de Socrates nous ont quand même salement bougés. Le premier but de Careca à lui seul, en est une preuve parfaite. Mais la France possédait le meilleur milieu de terrain du monde, et un des cinq meilleurs gardiens (Joël Bats). Oui oui, jeune homme, ou jeune femme, celui que tu vois tout hirsute assis sur le banc lyonnais !! Sans posséder une attaque de feu, on avait un buteur hors norme en la personne de Michel Platini. C'est lui, le jour de son anniversaire d'ailleurs, qui inscrira son dernier but en bleu pour égaliser! Happy Birthday Michel...

Un suspense délirant

La seconde période ne suffira pas pour déterminer un vainqueur.Des occases dans tous les sens, une tête de Careca sur la barre, des arrêts de Bats en veux-tu en voilà !! Pourtant, les Brésiliens obtiendront un pénalty pour une faute justifiée de Bats sur Branco. Mais le gardien français, sur un nuage ce jour là, repoussera de deux mains fermes la frappe de Zico (73')! Au cours des inévitables prolongations, c'est la France par l'intermédiaire de Bellone parti seul au but qui aura une occasion en or. Mais l'attaquant monégasque, salement déséquilibré par Carlos à quelques mètres de la surface, préférera garder son équilibre plutôt que de tomber...ce qui aurait sûrement provoqué l'expulsion du gardien brésilien... et se fera reprendre!!

Une séance de tirs au but d'anthologie

La cruelle séance de tirs au but restera gravée à jamais dans toutes les mémoires françaises. Quand Socrates entame la série et que sa frappe sans élan est détournée par Bats, on se dit que ça commence pas trop mal. Surtout que Stopyra réussit le sien sans trembler. Alemao égalise pour le Brésil. Amoros nous redonne l'avantage. Mais Zico se rachète pour encore égaliser. S'élance alors Bruno Bellone, pas réputé pour avoir une frappe de roitelet. Il envoie un sac qui heurte le poteau mais rebondit sur le dos de Carlos pour finalement rentrer !!! Un coup de cul pas possible...qui ne perturbe pas pour autant Branco qui remet les Brésiliens à 3-3 (avec un tir en plus). Si Platoche marque le 4ème, la pression sera terrible pour le dernier tireur brésilien Julio César. Platini, qui doit avoir un ratio de 90 % de réussite sur ce genre d'exercice s'élance...et tire au dessus!!! Tout est à refaire, surtout si Juio César arrive à tromper Bats. Mais le missile du futur Brestois est repoussé par le poteau. Hitchcockien !!
Ne reste plus que Luis Fernandes, qui porte au bout de son pied l'espoir de tout un peuple. Pas forcément sa spécialité les pénos. Mais s'il n'est pas réputé pour posséder une technique digne de ses adversaires du jour, il a déjà prouvé qu'il disposait d'une paire de burnes à faire pâlir un troupeau de taureaux! Et il ne tremble pas Luis. Sa frappe magnifiquement croisée conclut de la plus belle des manières, ce qui restera un souvenir impérissable dans l'histoire du football français...