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Cannes 2012 : Les 11 qui vont briller sur le terrain, poste par poste


Mercredi 16 mai à 20h Bérénice Béjo sifflera le coup d'envoi du festival de Cannes. Si les stars de l'édition 2012 étaient des footballeurs, la dream team pourrait ressembler à ça. Avec Isabelle Huppert dans le rôle de Leo Messi.


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1 Le Gardien – Bill Murray – Moonrise kingdom

Le style : Acteur fantasque, Bill Murray est l’homme des grands films, comme les goals sont parfois les hommes des grandes finales. Devant la caméra des grands réalisateurs, Bill livre le plus souvent des prestations incroyables. Et comme tout grand gardien, plus il avance en âge, plus il est meilleur.

L’arrêt du siècle : Son interprétation de l’acteur décadent et insomniaque dans Lost in Translation, de Coppola fille.

Le palmarès : « Meilleur acteur des années 90 » dixit Les Cahiers du cinéma. Sinon un Golden Globe et un Bafta, pas mal non plus.

Ce qu’on attend de son match : Bill Murray coaché par Wes Anderson, ça a donné La vie aquatique. Comme ils remettent ça dans Moonrise Kingdom, on peut s’attendre à une prestation de haut vol.

2 L’arrière droit – Jessica Chastain – Lawless

Le style : Assignée à des rôles très genrés et très poétiques, Jessica Chastain transcende les rapports féminin/masculin et va Par-delà le Bien et le Mal, comme Dani Alvès mord allégrement la ligne médiane. L’actrice quand elle est associée à des acteurs plus « bankable » prend souvent ces derniers de vitesse pour livrer de grandes prestations.

Son plus beau centre : Le rôle de « la grâce » dans le palmé The Tree of Life, du métaphysicien Terrence Malik.

Le palmarès : Elle a fait de l’ombre à Brad Pitt qui s’est donné pourtant beaucoup de mal dans The Tree of Life, et puis a refait le coup à Michael Shannon dans Take Shalter.

Ce qu’on attend de son match : Entourée de Gary Oldman, Shia Labeouf et Tom Hardy, Jessica Chastain est la seule femme dans ce casting, histoire de briller encore plus.

L’arrière gauche - Ken Loach – La part des anges

Le style : Positionner à gauche ou plutôt à l’extrême gauche, Ken Loach cinéaste engagé n’a cessé à travers ces films de dénoncer des problèmes sociaux. Son cinéma est orienté vers l’attaque mais il n’oublie jamais de revenir défendre, notamment pour les exclus.

Son plus beau débordement : Avoir fait une passe « en or » à Eric Cantona, en lui consacrant un film, et en le faisant jouer dedans histoire de véritablement le reconvertir en acteur.

Le palmarès : La Palme d’or 2006, avec Le vent se lève, film militant … la même année que les manifs anti-CPE.

Ce qu’on attend de son match : Raconter une histoire sociale en parlant de whisky.

5 Le libéro - Abbas Kiarostami – Like Someone in love

Le style : Abbas Kiarostami, c’est le totem de ce festival. Pionner de la nouvelle vague iranienne des années 60, le cinéaste est un peu le Beckenbauer du cinéma, dont la maitrise et la créativité technique produit toujours du grand spectacle.

Le coup de tête qui score : Le film Le Pain et la rue qui est la première œuvre du maître mais aussi le premier film que l’on montre à un étudiant en cinéma, pour lui apprendre la vie.

Le palmarès : D’un point de vue cinématographique, il faudrait une fiche Wikipédia entière pour faire la liste de ses distinctions. Sinon le mec est docteur honoraire à l’ENS rue d’Ulm, rien que ça…

Ce qu’on attend de son match : Dans Like someone in love, Abbas Kiarostami évoque la société japonaise comme s’il venait à la rencontre de son idole Akira Kurosawa. Dès lors, il ne peut pas se louper.

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