Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Bonne année mais vivement cet été


Oh la tronche du lectorat en ce début janvier... Bref, n'épiloguons pas et projetons nous plutôt gentiment, sans forcer, comme au cours d'une conversation matinale post agape, vers le prochain été et son 14e Euro de foutebol, co-organisé par l'Ukraine et la Pologne.


Phase finale au cours de laquelle nous allons tenter, tant bien que mal, de nous rabibocher avec l'équipe de France. Pas simple...

Pourtant les bonnes fées du tirage se sont montrées magnanimes, en nous proposant un groupe « à notre portée », avec l'Ukraine (attention, elle jouera à domicile), la Suède et l'Angleterre.
Un quatuor qui rappelle celui de l'Euro 92, où le Danemark - invité de dernière minute, suite à l'abandon de la Yougoslavie en guerre, et futur vainqueur surprise – remplaçait l'Ukraine. Compétition de fade mémoire pour la France et l'Angleterre qui n'avaient pas passé le stade du premier tour.

Le 11 juin 2012, Frogs et Rosbeefs se retrouveront donc pour la 5e fois en phase finale d'un grand championnat.

Alors que nous avons rencontré l'Italie 7 fois, dont deux en finale (Euro 2000 et Mondial 2006)
  • l'Allemagne 3 fois, dont deux demi-finales (Mondiaux 82 et 86)
  • l'Espagne 4 fois, dont une finale (Euro 84)
  • les Pays-Bas, 3 fois.

Les crunch fouteboliens, autrement dit les oppositions franco-anglaises, furent de diverses factures. Zoomons sur deux d'entre eux, avant de prendre un Doliprane et de retourner sous la couette.

En 1982, l'Angleterre manque d'étouffer d'emblée les ambitions des futurs demi-finalistes, en s'imposant 3-1 en match de poule. Le but de Bryan Robson à la 24e seconde est le 4e plus rapide de l'histoire marqué lors d'un Mondial.
Cette défaite cinglante fut en fait une chance pour la France. En terminant 2e de son groupe, elle s'ouvrait une voie royale vers Séville, avec l'Irlande du Nord et l'Autriche au menu. Alors que les Anglais se prenaient les pieds dans le tapis vert, en tombant face à l'Espagne et à l'Allemagne. Comme quoi, une bonne défaite, parfois...

Vous souvenez-vous du scénario ahurissant de l'Euro 2004 et cette victoire de la Zizou team obtenue dans les arrêts de jeu, alors qu'elle était encore menée 1-0 à la 90e ? Un succès vertigineux en phase de poule (2-1), qui accoucha finalement d'une souris, après une triste élimination en quart face aux futurs vainqueurs grecs.
Comme quoi, une bonne victoire, parfois...

Bonne année mais vivement cet été