Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Bêtes de foot


Il faut ici rendre un hommage appuyé au cinéaste Alain Chabat qui, s'il n'est pas un fin connaisseur de la chose footballistique, est tout de même parvenu à souligner un fait indiscutable et d'importance majeure dans le domaine : les chiens sont hypers forts au football ! En effet, dans son œuvre, opportunément intitulée « Didier », un ex-chien transformé en homme, mais qui a gardé toute sa psychologie antérieure, intègre une équipe pro grâce à des caractéristiques, disons très... canines. Voici toute trouvée, un peu comme sous le sabot d'un cheval, l'occasion de dresser ce petit bestiaire du foot, que le lecteur pourra compléter à loisir, s'il est joueur de tempérament.


Le chien fou

Évacuons d'emblée l'espèce canine, avec le cas Franck Ribery des plus belles heures. Celles du Ti-Franck période Coupe du monde 2006, au cours de laquelle il pouvait couvrir l'ensemble de la surface de jeu, au joyeux mépris du tableau noir tactique (c'était bien avant d'exiger de jouer à gauche et d'emmerder Domenech, Malouda et la France entière !).




L'aboyeur

Un dernier mot sur les meilleurs amis de l'homme. Quoique, dans le cas de Gennaro Gattuso, aboyeur en chef du Milan AC et de la Squadra azzura, on doive sans doute faire abstraction de toute dimension amicale.





Le chat

Profitons de l'aubaine pour adresser un petit clin d'œil à Hervé Mathoux, excellent présentateur du Canal football club, nouvel ami de Foutebol.com. Soulignons en outre le fait que plusieurs gardiens, Bernard Lama surtout (qu'on appelait aussi le jaguar) ont été affublés du sobriquet flatteur de « le chat ». Il s'agissait de louer ses qualités de détente et de réflexes, et non sa propension à lessiver les attaquants – quoique, ça marche aussi...



Le lama

L'homonyme Bernard, cité ci-dessus, fut remplacé en équipe de France par Fabien Barthez. Ce dernier, comme un hommage à son prédécesseur ganté, défraya la chronique par quelques gestes d'humeur, dont un crachat célèbre et lamaesque sur un arbitre, qui fit couler autant d'encre et que de salive.



Le scorpion

Toujours dans la cage des gardiens, citons le scorpion ou plutôt le coup du scorpion. Geste complètement dingue, très dangereux pour la santé cardiaque des coachs, inventé par le super-fantasque colombien René Higuita.


Le snake

Remontons le terrain et projetons nous directement sur la ligne d'attaque. Alors que son père, Jean, international comme lui, bénéficia du surnom de Tchouki, Youri Djorkaeff fut affublé de celui de snake (serpent). Il le dut, non pas à son absence de carrure, mais plutôt à la trajectoire travaillée de ses ballons.



Le bison

Sorti de la plupart des mémoires, le buteur danois Elkjaer Larsen, hérita du patronyme de bison. Il seyait plutôt bien à ce poète nordique, en raison d'un style jeu pour le moins physique et d'un mental sacrément fonceur. Qualités poussées à l'extrême, qui permirent à Vérone, (oui Vérone !) de remporter son seul scudetto en 1985.



Le renard des surfaces

S'il est désormais devenu un terme générique, pour désigner les avant-centres dont le jeu se caractérise par la ruse et l'opportunisme à tout crin, c'est l'attaquant allemand Rudi Völler qui en fut à l'origine (je crois et ne demande qu'à être contredit). Outre ses qualités de buteur, avec sa petite moustache il faisait réellement penser à un malin goupil. Aurait-il été plombier, qu'il eut été le renard des lavabos...

En guise de variante, soulignons l'existence d'une espèce voisine : le renard argenté. Affublé du surnom pour les mêmes vertus d'attaquant madré, l'italien Fabrizio Ravanelli portait en plus une chevelure bien plus salée que poivrée.

Notez que ces deux renards ont porté les couleurs de l'OM et mis le feu dans plus d'un poulailler de la Ligue 1 !



La girafe

Se dit d'un joueur dégingandé, de nationalité anglaise, qui peut choper des ballons de la tête, là où les girafes sont les seules à pouvoir manger de tendres feuilles d'acacia, à 6 mètres du sol ... (lire à ce sujet l'excellent article de la rubrique Pas Nini consacré à Peter Crouch !!) .




Le bourrin

Joueur dont le profil a souvent été privilégié par les formateurs du football français, avant qu'on se rende compte que la technique, la vivacité et l'éventuel intelligence de jeu étaient des qualités indispensables en vue d'une pratique à succès du sport roi. Le bourrin est grand et costaud, mais sa peau n'est pas nécessairement de couleur noire, non, non, non !!




La taupe

Personnage central du foot hexagonal des années 2010. Probablement animée de louables sentiments, la taupe déclenche des tempêtes médiatico-politiques, qui se nourrissent du contexte social délétère en France. La taupe œuvre dans les salles de réunion de la FFF, mais aussi dans les vestiaires des Bleus, comme à la mi-temps du match France-Mexique de la Coupe du Monde 2010.




Le sphinx

Bon d'accord, ce n'est pas vraiment un animal, plutôt une créature imaginaire. Encore plus mutique que mythique, l'ex-coach des Verts Robert Herbin en hérita pour son peu de verve devant les micros.




Concluons rapidement la visite de ce zoo footballistique, par les allées dédiées aux expressions telles que :

Aile de pigeon (joli geste technique du talon), le taureau (exercice d'entrainement très formateur et très fatiguant), la sangsue (qualité d'un défenseur, adepte du marquage à la culotte), la chèvre (non spécifiquement footballistique), la chenille brésilienne (façon Ronaldinhienne de célébrer un but)...

Bouclons la boucle par un hommage aux équipes comme : les Lions indomptables du Cameroun, les Éléphants de Côte d'Ivoire, les Fennecs d'Algérie, les Chamois de Niort, les Pingouins de Libourne, les Sangliers des Ardennes de Sedan...

Et Cris, le « policier » de l'Olympique lyonnais, c'est du poulet peut-être ?