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Bernard Lama Exclusif


11 questions à Bernard Lama for Foutebol by Val Texier


Bernard Lama et la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1995-1996  > Paris SG / Rapid Vienne (1-0) le 8 mai 1996  Stade du Roi Baudouin, Bruxelles
Bernard Lama et la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1995-1996 > Paris SG / Rapid Vienne (1-0) le 8 mai 1996 Stade du Roi Baudouin, Bruxelles
Depuis ta fin de carrière que deviens-tu ? Comment se passe ta reconversion ?
"Je suis rentré en Guyane. J'ai développé les projets sur lesquels j'ai commencé à travailler. Diambars, l'usine Dilo (eau en Créole) et je m'occupe de mon club Union sportive de Montjoly. Depuis 2002, je suis consultant Canal+, RMC, c'est valorisant. Je reste dans le domaine que j'aime. "Guyane base avancée 2014-2016", gros projet pour notre pays, qui me prend beaucoup de temps, c'est très important."

Avec le recul, aurais-tu pu être champion d’Europe avec le PSG ?
"Nous l'avons été (rire). Nous n'étions pas vraiment prêts. C'était trop tôt en 92, et trop tard en 96. On a eu le parcours qu'on méritait. Il nous aurait fallu plus de stabilité. Il fallait déjà s'imposer en D1 pour, dans cette grande compétition, faire la différence. Le titre en 94, ce n'était pas suffisant."

Ces surnoms de « chat » et du « jaguar » te plaisaient-ils ?
"Oui, bien sûr. Ça fait partie de mes caractéristiques. Mais plus le chat que le jaguar, même si ce sont deux félins (rire)."

En 1998, tu as refusé de jouer face au Danemark, as-tu des regrets ?
"J'ai pas refusé, je l'ai fait pour l'intérêt de l'équipe, pour le bien du groupe, donc je ne regrette absolument pas."

Tu as eu une courte carrière en tant que sélectionneur, aimerais-tu un jour renouveler l’expérience ?
"En France, je ne sais pas. Depuis 10 ans je n'ai pas eu de propositions. J'ai fait le choix de rentrer en Guyane. Mais je me sens capable de manager une équipe. Aujourd'hui ce n'est pas une priorité, je ne suis pas obsédé par ça."

Le centre de formation « Diambars » est une réelle fierté pour toi ?
"Oui, sans en rajouter. On est fiers de notre parcours, fiers de voir les garçons réussir. Pari plutôt réussi et qui ne demande qu'à être développé."

Ulrich Robeiri, représente t-il un espoir pour nos amis Guyanais ?
"Ils sont plusieurs, ce sont des éclaireurs. Derrière Ulrich il y a le développement de l'escrime en Guyane, derrière Lucie Décosse celui du judo. Une belle fierté d'avoir un champion Olympique. Peut-être une deuxième, avec Lucie à Londres."

Plutôt bœuf bourguignon ou poisson boucané ?
"Ah, poisson boucané hin (rire) ! Poulets ou poissons boucanés, y a pas photo !"

Le 7 avril 2013, tu auras 50 ans, grosse fiesta Guyanaise ou repas cool ?
"D'habitude c'est repas cool mais là, ça va être grosse fiesta. Justement je ne fête pas trop mes anniversaires mais, pour mes 50 ans, je prépare quelque chose de sympa."

Comment vois-tu nos amis les Bleus à l’Euro ?
"J'en sais rien. Je suis partagé entre deux sentiments : l’espoir et le doute. L’équipe a tout pour aller loin mais elle est en reconstruction. Voilà pourquoi c’est à double tranchant."

Quel message laisserais-tu à la planète Foutebol ?
"Éclatez-vous, prenez du plaisir et soyez passionnés : sans passion il n'y a rien. Un bon message c'est le partage, la convivialité plutôt que les bagarres ou les polémiques."



Valentin Texier