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Bayern Munich-Manchester City : le choc


L'Allianz-Arena sera le théâtre ce soir de la première affiche de la Ligue des Champions...


Et quelle affiche ! Entre deux énormes armadas, qui n'ont pas, loin s'en faut, raté leurs débuts dans leurs championnats respectifs. Le Bayern de Münich reste sur neuf victoires toutes compétitions confondues, sans encaisser le moindre but ! Et en en inscrivant 26. Excusez-du peu. A lui seul, Mario Gomez en a déjà marqué 8. C'est aussi le total réalisé par Kün Agüero côté City. Des performances invraisemblables qui nous promettent un feu d'artifice ? Pas sûr. Mais désigner un favori serait illusoire.

La pression sur City

Fouler la pelouse où se déroulera la finale de la compétition, peut donner des idées aux Anglais. Sauf que l'Allianz Arena reste LA maison des Münichois. Pas décidés ne serait-ce qu'un soir à devoir la louer. Intraitables à domicile depuis leur faux-pas initial face à Moenchengladbach, les coéquipiers de Philipp Lahm seront portés par 80 000 supporters. Suffisant pour venir à bout des Citizen ? Peut-être. Car si les Allemands sont leaders de leur poule grâce à leur victoire à Villareal, les Mancuniens ont été accrochés à domicile face à Naples. Abandonner une deuxième fois des points en route, sans les condamner, les mettrait déjà au pied du mur. La différence peut se faire dans les têtes. Et à ce niveau, nul ne peur égaler nos cousins Germains.

Deux politiques radicalement opposées

Inutiles de vouloir comparer les deux effectifs qui vont en découdre. On n'a affaire qu'à des internationaux dans les deux camps. Achetés à coup de pétrodollars d'un côté, formés au club pour la plupart, de l'autre. Pour autant, le recrutement de l'économe président Uli Hoennes, s'avère des plus judicieux cette saison. Reste à savoir si Robben, incertain, sera aligné d'entrée.

La clé du match

Elle peut être mentale, si peu que les Allemands ouvrent le score. Mais la grosse énigme réside en le fait de savoir comment les défenses vont résister aux assauts répétés qu'elles vont devoir subir. A ce titre, celle du Bayern paraît plus imperméable. Reste que la charnière Boateng-Badstuber n'a encore jamais eu en face d'elle un duo du calibre de Dzeko-Agüero. Sans parler de David Silva qui se fait un malin plaisir à enrhumer tous ses adversaires depuis le début de la saison. Côté anglais, il serait dangereux de faire une fixation sur Mario Gomez, car avec Ribéry, Müller, Kroos voire Robben s'il joue, le danger viendra plutôt des côtés. Du grand spectacle en perspective.