Foutebol
Foutebol
Le foot qui s'amuse à réfléchir


Barth Ruzza



Que fais-tu aujourd'hui ?
J'anime la quotidienne d'OLTV du lundi au vendredi depuis septembre 2005. On est à près de 2000 émissions en live, on traite pendant une heure l'actu du club. Je travaille en parallèle sur lyonpeople.com où je fais des interviews de personnalités lyonnaises essentiellement issues du sport.

Avant ?
En 1995 j'ai quitté Lyon pour aller travailler à Paris, où j'ai animé le morning de Fun Radio, le loving fun, émission phare de l'époque. J'ai bossé sur M6 et un petit peu sur MCM. Le gros succès a été sur Europe 2 une émission d'une heure et demi qui s'appelait « C'est quoi ton truc » avec, chaque soir, 500 000 auditeurs.

Origines ?
Je suis vraiment un Gone de Lyon. J'habitais rue de Gerland. Je suis monté à Paris pour des raisons professionnelles, et je suis revenu... parce que j'avais plus de boulot à Paris (rires) tout simplement.

Meilleur souvenir de foutebol ?
La montée de Lyon en Division 1de l'époque, en 1989. C'est là que les Bad Gones se sont créés par la bande de copains qu'on était en 1987. Le destin est assez énorme en fait.

Pire ?
La défaite à Eindhoven. Quand Lyon a perdu en quart de finale de la Ligue des Champions aux pénalties (ndlr : 12 avril 2005, 1-1, 4 tab 2). On aurait dû gagner dix fois puisqu'il y a eu un pénalty pendant les prolongations non sifflé sur Nilmar. Je l'ai vraiment vécu comme une injustice. Résultat des courses : on l'a dans le cul...

Plus jeune, une idole dans le foutebol ?
Ouais. Idole je ne sais pas, moi c'était essentiellement des joueur de l'OL, comme Simo Nikolic, un attaquant yougoslave qui marquait beaucoup de buts, ce sont mes premiers souvenirs de l'OL. Moi mes idoles c'étaient, Lyon, Lyon, Lyon et Lyon (rires). J'ai toujours été un fou furieux, et encore maintenant quand les gens me regardent me comporter avant ou pendant un match ils disent que j'ai un problème... Ce qui est vrai !

Ambiance avant LE Derby OL-ASSE ?
Il s'agit d'une rivalité qui est historique entre ces deux villes parce que pendant très longtemps Saint-Etienne a écrasé le football français. La petite ville qu'était Saint-Etienne par rapport à Lyon, pfffft, on était souvent ridicules, on prenait des vestes. C'est vraiment l'ennemi. Quand on est supporter de l'OL on ne peut pas aimer Saint-Etienne et vice et versa. C'est dans les gênes. Je préfèrerais perdre le championnat mais battre Saint-Etienne deux fois de suite !

Jeune, tu étais sportif ?
Oui, j'ai fait beaucoup de sport, jeune. Aujourd'hui je n'en fais plus du tout par paresse. J'ai joué au foot à un faible niveau parce que je n'avais pas le talent pour aller plus haut. Le foot faisait vrament partie de mon quotidien jusqu'à la vingtaine. Après, entre les clopes et les canons... (éclats de rire), faut être honnête.

Branché musique ?
J'adore la musique. Les chansons françaises en général, et ça va d'Aznavour à Oxmo Puccino. J'aime beaucoup aussi Benjamin Biolay . Un mec qui pour moi aujourd'hui est le plus bouleversant en tant qu'homme, musicien et interprète.

Ciné ?
Je ne vais plus beaucoup au cinéma. Le dernier film que j'ai vu, en VOD, c'est La conquête.

Comment vois-tu l'équipe de France au prochain Euro ?
Je ne la comprends pas cette équipe. Je n'ai pas d'avis. Sur le papier, il y a quand même du talent, et à côté de ça, elle ne m'enflamme pas. Après, Abidal, Ribéry, c'est pas des trompettes. Mais j'ai du mal à la jauger, je ne sais pas quoi répondre.

Et Lyon ?
Même si on est un peu dans le creux de la vague, tout va rentrer dans l'ordre . Ce n'est pas encore l'état d'urgence. Il ne faut pas noircir le tableau et remettre les pendules à l'heure.

Un message aux habitants de la planète Foutebol ?
Qu'ils se mettent bien dans la tête que l'Olympique Lyonnais est une formidable raison d'être heureux !!