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Auxerre - PSG vu des tribunes


Foutebol te fait vivre en exclusivité tous les lundis l'affiche du dimanche soir vue des tribunes par la voix de ses supporters. Aujourd'hui la rencontre entre Auxerre et le Paris Saint-Germain.


Auxerre - PSG vu des tribunes

L'enjeu était de taille. La défaite du leader montpelliérain dans l'après-midi à Lorient, plaçait les Parisiens dans l'obligation de l'emporter, s'ils voulaient rejoindre les Héraultais à la première place. Mais les Auxerrois, qui luttent pour le maintien, ne l'entendaient pas de cette oreille. Les joueurs de la capitale ont eu l'occasion de repartir avec les trois points. Nene avait ouvert logiquement le score. Mais l'égalisation de Le Tallec à quelques minutes de la fin à ruiné tous leurs espoirs (1-1).

Un public stressé

Stéphane, Icaunais depuis toujours, parcours les 50 kilomètres qui séparent son domicile du stade de l'Abbé Deschamps depuis 20 ans. " Sans faire partie d'une association de supporters, je suis l'AJA, mon club de coeur depuis toujours. Je me place en tribune Vaux, non loin des Clubers. On a senti dimanche soir une réelle tension, une atmosphère étrange. Il faut dire que la défaite de Montpellier dans l'après-midi y est pour beaucoup. On a su que les Parisiens allaient se déplacer en grand nombre, car leur équipe était encore plus dans l'obligation de gagner. Quant à nous, une défaite aurait probablement signé notre arrêt de mort ! Heureusement la deuxième mi-temps a réveillé les supporters auxerrois."


Fumigènes et pétards

Difficile d'évaluer le nombre de Parisiens ayant effectué le court déplacement jusqu'à l'Abbé Deschamps (170 kms). Mika et ses trois potes sont arrivés trois heures avant la rencontre. " On écoutait à la radio le résultat de Montpellier. Et lorsqu'on a su qu'ils avaient perdu, l'adrénaline est montée d'un cran. D'ailleurs on a bien vu dans le stade les Parisiens déchaînés. On n'entendait que nous. Après c'est vrai, il y a eu ces fumigènes, ces pétards, c'est dire l'excitation qui régnait. Je pense que pour la dernière ligne droite, il faut s'attendre à ce genre de pics d'ambiance."

La 2ème mi-temps auxerroise

"Au vu de la première période, confie Stéphane, on s'est dit qu'on allait prendre une belle branlée. Les Parisiens étaient supérieurs dans tous les compartiments. Heureusement qu'ils se sont montré maladroits, car on aurait pu rentrer aux vestiaires avec trois buts de retard. Même si une faute sur Oliech aurait peut-être mérité un pénalty. En seconde mi-temps, on a retrouvé les Auxerrois, qui ont dû bien se faire secouer à la pause par le coach. On a eu nous aussi des occases, notamment par Chafni qui a tiré sur le poteau. Les rentrées de Kossoko et de Le Tallec ont été déterminantes. Et ce sont eux qui amènent l'égalisation, avec l'aide d'Oliech qui a été à mon avis le meilleur auxerrois. Maintenant il faut s'accrocher jusqu'au bout avec le même état d'esprit que celui vu en seconde mi-temps."

Nene bouffe la feuille

"Comment voulez-vous ne pas être déçu quand on voit le nombre d'occasions qu'on s'est procurées et l'emprise qu'on a eu sur le match notamment en première période, fulmine Mika. Mais à un moment donné il faut arrêter de faire des cadeaux. Bon c'est vrai, Nene marque encore et nous donne beaucoup d'espoir. Mais il bouffe carrément la feuille lorsqu'il se présente devant Sorin. A 2-0 pour nous, c'était plié. Jallet et Matuidi ont réalisé un très bon match. Je ne pense pas qu'on puisse leur reprocher grand chose. Mais ce n'est pas le cas pour les autres. Ils ont fait preuve de suffisance, et ça on n'a pas le droit quand on joue le titre. Sirigu ? Il fait une faute de main sur le but. Mais comment lui en vouloir quand on sait le nombre de situations qu'il nous a sauvées. Aujourd'hui, la déception l'emporte sur le reste. Et il va falloir avoir une attitude de guerrier pour rattraper Montpellier."

Rendez-vous lundi prochain pour un nouveau vu des tribunes