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Aux États-Unis, l’équipe olympique de foot féminin a choisi de pouponner


Non seulement les footballeuses de l’équipe américaine emmèneront leurs enfants avec elles aux Jeux olympiques de Londres mais en plus c’est leur fédération qui paye !


Aux États-Unis, l’équipe olympique de foot féminin a choisi de pouponner
Vive le budget nounous !
L’équipe nationale américaine de football féminin pouponne aux frais du contribuable depuis 1996. Juste auparavant, la défenseure Joy Fawcett avait fait savoir qu’elle ne participerait pas à la Coupe du monde 1995 si sa fille, âgée d’un an, n’était pas à ses côtés.
La fédération a finalement généralisé, dès les JO 1996 d’Atlanta, une pratique déjà en vigueur dans l’équipe nationale de golf féminin. Depuis lors, les enfants des joueuses et de l’encadrement accompagnent leurs mères aux entraînements et aux matches, à domicile comme en déplacement.

Mieux encore. L’équipe olympique de football féminin est la seule des États-Unis à financer non seulement le séjour des enfants, mais aussi celui des nounous (généralement des amis ou parents des joueuses). Le défraiement inclut les billets d’avion, les chambres d’hôtel, les repas et même de l’argent de poche pour les nounous.

Formule gagnante
L’équipe américaine se félicite d’une telle initiative. Cela permet à la défenseure et capitaine Christie Rampone de participer aux JO de Londres, où elle ne serait pas allée sans ses deux fillettes avec elles. Abby Wambach en profite pour frimer un peu : non seulement elle est la meilleure joueuse de son équipe (et du monde), mais aussi et surtout elle est la meilleure baby-sitter de son équipe (et du monde). Une telle initiative aura permis à certaines joueuses de retarder la fin de leur carrière ou de participer sereinement à des compétitions majeures, sans craindre l’éloignement de leur progéniture.

Mieux encore. La fédération américaine s’est aperçue que sa « mission pouponnage » avait des effets positifs inattendus. La présence des enfants renforce l’osmose du groupe et la complicité entre les joueuses. Même si Pia Sundhage, coach de l’équipe nationale féminine en 2007, disait préférer les chiens aux enfants.

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