Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


Andreï Arshavin, l'indiscipliné


Arsenal a obtenu sa première victoire grâce à un but inscrit par son attaquant russe. Et pourtant...


Enfin, serait-on tentés de dire. Les Gunners ont quand même réussi à empocher leur premier succès en Premier League? Certes contre le modeste promu gallois Swensea Associaion FC, mais trois points au compteur de l'équipe d'Arsène Wenger. Les Gunners sont encore en rôdage, ça ne fait aucun doute. Et leur victoire est en grande partie dûe à l'énorme boulette du gardien adverse, le Néerlandais Michel Vorm. Maarten Stekelenburg peut dormir sur ses deux oreilles, il n'est pas prêt de se faire piquer sa place en sélection ! Du moins par l'infortuné Vorm.

La boulette du siècle

L'action se passe à la 40ème minute. Le gardien de Swensea, qui a récupéré le ballon, s'apprête à relancer à la main vers son arrière latéral droit. Jusque là, rien d'illogique. Sauf que sa relance est contrée par le talon d'un de ses défenseurs et revient dans les pieds d'Arshavin, qui ne regardait même pas ! Tout heureux de l'aubaine, l'attaquant londonien, d'une frappe du gauche dans un ange très fermé, inscrivait du coup l'unique but de la partie. Plus chounard, tu meurs.


Qu'aurait dit Guy Roux ?

Seulement voilà. Que faisait Arshavin à cet endroit, marchant tranquillement, alors qu'il aurait normalement dû se replacer en courant. S'il avait scrupuleusement respecté de logiques consignes, Vorm aurait récupéré le ballon et qu'en aurait-il été alors de l'issue de la rencontre ? Bien malin qui pourrait le dire. A son apogée, Guy Roux qui s'entêtait dans un schéma en 4-3-3 qu'il était seul à utiliser, convenait de la réussite d'un tel système, en soulignant que ses deux ailiers devaient activement participer aux tâches défensives, et se replacer dès que le ballon était perdu. On l'entend encore s'époumoner à l'encontre des Cocard ou autre Vahirua (Pascal, pas Marama), au moindre laissez-aller. Ben mon Guitou, si Arshavin t'avait obéi, t'aurais peut-être pas gagner ton match ! Ou est la vérité ? Magnanime, Arsène Wenger n'en a pas voulu à son joueur...