Foutebol
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Le foot qui s'amuse à réfléchir


André Ayew roi de Tanger


L'aîné des frères Ayew a largement contribué à la victoire de l'OM (5-4) dans un trophée des champions qui nous a offert une fin de match ahurissante !


C'est drôle ce que le football peut révéler comme surprises. C'est au moment où on t'explique (à juste titre) le non intérêt de ce genre de match, plus destiné à faire rentrer l'oseille dans les caisses que susciter un réel intérêt sportif, qu'on assiste au plus beau trophée des champions depuis sa création. Non pas que le niveau de jeu fut excellent, quoique pour deux formations en rodage, on a pu remarquer de jolis choses...et noter quelques imperfections. Le LOSC est toujours aussi solide, et les départs de Gervinho, Cabaye et Rami ont été bien digérés. Payet quand il aura trouvé ses marques, pourra s'avérer un bon substitut de l'Ivoirien. Hazard enrhumera toujours autant les défenses, et Pédretti fait déjà partie des meubles...

Le coeur de l'OM

Côté marseillais, on peut pour l'instant être inquiet du rendement de la charnière centrale. On sait que M'Bia n'aime pas jouer à ce poste (pourtant ça lui pend au nez), mais c'est surtout du côté de Diawara que les plus grosses incertitudes demeurent. A la rue sur le but de Hazard (à sa décharge, le p'tit Belge en grillera beaucoup d'autres), on l'a également surpris coupable de grosses erreurs de placement. La saison de trop pour Souleymane ? L'arrivée du jeune Nicolas Nkoulou devrait booster son ego et son degré de compétiteur.

On a également vérifié que l'OM avait toujours autant de cœur, témoin cette double remontée au score après avoir été mené de deux buts. Sinon, à défaut de l'arrivée d'un grand attaquant, l'arme offensive numéro 1 des Marseillais risque d'être une nouvelle fois André Ayew.

Ayew bouscule les stats

Car ce qu'a réalisé le fils aîné d'Abédi est tout simplement prodigieux. Pas le fait qu'il ait enquillé trois fois en 20 minutes. Ça, il est capable de le refaire. Mais planter deux pénos à Landreau dans le même match, là chapeau !! Car les pénos chez Micka, c'est la marque de fabrique. N'oublie pas qu'il y a 15 piges (2 octobre 1996), pour son premier match pro à 17 ans, c'est en stoppant celui tiré par Moravcik (pas réputé pour en avoir beaucoup foiré), que sa carrière se lance et que sa réputation commence à s'écrire. Tirer un pénalty à Landreau...tu flippes. Parce que tu te demandes comment il va t'embrouiller et qu'il va sûrement l'arrêter (N'est-ce pas Ronnie ?). Il est, et de loin, le meilleur spécialiste de France, voire plus. Ben hier soir André il a pas flippé. Un à gauche, un à droite, circulez y a rien à voir, et donnez moi le trophée !! Jamais en plus de 600 matchs officiels cela n'était arrivé à Landreau...